Exprimer la volonté politique de prendre en main certaines problématiques comme la lutte contre le marché parallèle et l’amélioration de la logistique suivis par une exécution réelle des décisions prises serait la voie pour mobiliser les investisseurs et rassurer les acteurs économiques : des signaux forts pour relancer l’économie du pays. C’est ce qu’a expliqué, mercredi 28 décembre 2022, l\’avocat et membre du bureau exécutif de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect), Aslan Ben Rejeb.
Au micro de Manel Gharbi dans l’émission Expresso sur Express FM, M. Ben Rejeb a précisé qu’il y a un mois jour pour jour, la Conect a été invitée pour lui présenter le projet de loi de Finances en présence de la ministre des Finances. Et de spécifier que l’organisation a fait certaines propositions ciblées dans trois ou quatre secteurs, qui ont été retenues.
« Nous comprenons les contraintes du pays, les contraintes relatives à la sortie d’une crise sanitaire majeure, les contraintes liées à la guerre en Ukraine et les contraintes liées au poids de l’héritage de l’endettement public. Nos demandes n’ont pas été financières mais elles concernaient plutôt la manière de présenter le projet de loi de Finances. Certes, nous comprenons les contraintes, mais nous réclamons l’instauration de mesures extralégales. La loi de Finances est une loi qui regroupe des mesures fiscales et incitatives. Mais nous, nous croyons que la relance économique passe par une approche non juridique et non classique », a-t-il affirmé.
Et d’ajouter : « Il y a des acteurs économiques en difficulté mais il y en a d’autres qui attendent des signes positifs et une volonté politique. Si l’investisseur national a des appréhensions à investir dans son pays, ça sera aussi le cas de l’investisseur étranger. Parmi les signaux forts à lancer, la lutte contre le marché parallèle qui concurrence le marché officiel : des entreprises qui respectent la loi et les normes, déclarent leurs employés et payent leurs impôts et taxes ».
Pour lui, les mesures non juridiques sont très importantes, notamment pour améliorer le côté logistique très pénalisant pour les entreprises tunisiennes. Ces mesures concerneraient notamment l’amélioration des performances du port de Radés, l’accès aux financements, l’amendement du Code de change, etc.
Ainsi, une volonté politique suivie de l’exécution réelle de ces mesures non juridiques seraient des signaux forts pour les investisseurs. Tout cela entrerait dans le cadre de l’amélioration du climat général des affaires et qui permettrait de gagner la confiance de l’acteur économique.
I.N










