La toile est en effervescence depuis l’arrestation lundi 27 février 2023 de trois militants du parti Al Joumhouri et membres du comité de soutien de Issam Chebbi. En effet, Wissem Sghaier, Bouthayna Khlifi et Oussama Ghoulem ont été arrêtés après avoir tagué sur un mur « liberté pour Issam Chebbi, prisonnier politique ».

Plusieurs personnalités publiques ont dénoncé, mardi 28 février 2023, ces arrestations, en rappelant ce qu’avait dit le chef de l’État dans la nuit du mercredi 8 janvier 2020 au gouvernorat de Kasserine à l’occasion de la commémoration de la « Journée du martyr » : « La véritable Constitution est celle qui a été écrite par les jeunes … sur les murs […]. ».
Ainsi, l’écrivain et chercheur universitaire spécialisé dans les mouvements islamistes et les organisations djihadistes, Abid Khelifi, a indiqué, dans un post Facebook : « Oh Maya Jeribi (la militante et ancienne secrétaire générale du parti Al Joumhouri, qui nous a quittés le 19 mai 2018, ndlr)… réveillez-vous de votre tombe, vos enfants sont emprisonnés, il les y a mis celui qui avait peur de prononcer votre nom ».

Pour sa part, la militante Naziha Rjiba (Om Zied) a affirmé dans un statut Facebook : « La jeunesse tunisienne a écrit sur les murs comme leur a dit le président (le chef de l’État, ndlr), et la police du président les a enfermés. Ils seront aussi libres comme ils l\’étaient avant l’investiture du président ».

Le président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), Mahdi Jlassi, a estimé, quant à lui, dans post Facebook : « C’est une très grande honte que des jeunes militants pleins d\’amour pour la Tunisie et qui luttent sans relâche pour une Tunisie meilleure soient arrêtés à cause des graffitis. Liberté pour mon ami Wissem Sghaier et ses compagnons ».

L\’ancien secrétaire d\’État chargé de la jeunesse, Abdelkoddous Saadaoui, a rappelé : « La constitution est ce que les jeunes ont écrit sur les murs, avait dit quelqu’un ».

I.N










