C’était le 5 mai 2022, depuis le ministère de l’Intérieur, le président de la République disait que la moisson était bonne et que la Tunisie allait réaliser son autosuffisance.
Moins d’un an après, force est de constater que la moisson n’a été que de deux millions de quintaux pour des besoins annuels de 32 millions de quintaux. On peut, bien entendu, accuser la sècheresse, mais il n’y a pas que.
Quand le président parle d’autosuffisance, cela veut dire qu’il y a bel et bien un plan de travail prenant en considération les aléas climatiques. Des aléas qui ont toujours existé, du reste, et c’est pour cela qu’aucun président, par le passé, n’a osé s’aventurer sur le registre de la moisson instantanée, tentant de récolter des fruits politiques à tout va.
En effet, le Président devrait savoir que la Tunisie figure depuis 1995 dans la liste rouge en termes de stress hydrique et que les changements climatiques actuels ont fait précipiter la dégradation importante des précipitations saisonnières et géographiques.
La déclaration de Kaïs Saïed, du 5 mai 2022, était juste de faux espoirs donnés aux Tunisiens. Et elle est loin d’être unique.
R.B.H










