Ce n’est pas parce que le président Kaïs Saïed s’est accaparé tous les pouvoirs depuis plus d’un et demi qu’il est pour autant responsable de tous les maux de ce pays et de tout ce qui n’y tourne pas rond. Le président Kaïs Saïed nous a rendu l’énorme service de virer les islamistes du pouvoir un certain 25 juillet 2021. Le fait qu\’il ait eu recours à un tank de l’armée pour verrouiller, pendant des mois, le siège du parlement était imposé par la situation du pays à l’époque : il y avait le coronavirus.
Il est vrai que l’on peut aujourd’hui constater que rien n’a avancé depuis cette prise de pouvoir. Pire, que la situation va de mal en pis. Mais imaginez une seconde que les islamistes soient toujours au pouvoir ! Imaginez une seconde les Karama et les comparses du parlement ! Grâce au chef de l’État, nous avons remplacé Rached Ghannouchi par Brahim Bourderbala et nous avons élu un tout nouveau parlement, composé en majorité par des leaders de troisième et de quatrième rang de… Nidaa Tounes. À notre décharge, les Tunisiens n’ont été que 11% à participer aux législatives. Grâce au président de la République Kaïs Saïed, nous avons une toute nouvelle constitution dont le Tunisien se fout aussi éperdument que la constitution de 2014.
Pendant que le président de la République mettait en place son processus politique, dont il se félicitera plus tard avec Najla Bouden en disant qu’il a respecté les délais, le pays a connu des soubresauts. Le chef de l’État Kaïs Saïed n’en est absolument pas responsable, bien sûr. Au contraire, il a fourni des efforts surhumains pour tenter d\’y faire face. D’ailleurs, à plusieurs reprises, il avait déclaré qu’il travaillait nuit et jour et même les dimanches pour nous sortir de l’ornière.
Il y a eu les grosses pénuries de farine, d’huile, de sucre et d’autres produits de première nécessité. Les journalistes et les pseudo-experts ont expliqué cela par la situation financière de l’État et par le fait qu’il manque des liquidités. Ils ont aussi démontré que l’office des céréales, par exemple, était dans une situation financière délicate. Mais, l’explication, la vraie, est venue du sommet de l’État : C’est un mix entre des trafics organisés par les monopolisateurs et les conséquences mondiales de la guerre russo-ukrainienne. L’État n’a absolument aucune responsabilité là-dedans. Notre brave Kaïs Saïed ne pouvait quand même pas prévoir une guerre à l’autre bout du monde. De toute façon, l’essentiel c’est qu’il nous ait débarrassés des islamistes.
D’ailleurs, Kaïs Saïed, dans la même foulée, a écrit un décret pour mettre fin au monopole et à la spéculation. Il s’est très largement inspiré de l’exemple algérien en la matière. Loi par laquelle cinq Tunisiens ont été condamnés en Algérie à 10 ans de prison pour des bidons d’huile. Ce décret a eu pour effet de vider les entrepôts, d’éliminer les stocks stratégiques et de régulation et donc d’augmenter les prix. Mais aucun sacrifice n’est intenable pour le bien de la Tunisie telle que voulue par le président. En plus, il s’est avéré, plus tard, que tout cela était orchestré par des personnalités politiques qui coordonnaient entre elles pour générer les pénuries et susciter la colère populaire dans l’objectif de renverser le pouvoir en place ! Heureusement que les services de l’État se sont rendus compte de cette machination machiavélique ourdie par les Chaïma Issa, Issam Chebbi ou Ghazi Chaouachi. Le plus important c’est qu’il nous ait débarrassés des islamistes.
Il y a aussi cette question du pouvoir d’achat des Tunisiens. Très sensible à la question, le président Kaïs Saïed est allé au marché Beb El Fella. Il a découvert, à cette occasion, que certains changeaient les prix des fruits et légumes ! Ô déception ! Mais en réalité, les critiques du président et de sa politique ne sont pas conscients d’une chose : l’inflation est partout dans le monde ! C’est un fléau mondial généré par cette satanée mondialisation. D’ailleurs, Kaïs Saïed nous avait dit, dans sa grande sagesse, que la mondialisation était finie, mais nous ne l’avons pas écouté. Donc, le fait que l’inflation ait augmenté à ce point, que les pauvres et les classes défavorisées n’arrivent même plus à se nourrir correctement, n’est pas du tout la responsabilité du Président, même s’il a tous les pouvoirs. Le plus important c’est qu’il nous ait débarrassés des islamistes.
L’épisode le plus instrumentalisé pour porter atteinte au souffle réformateur initié par le président Kaïs Saïed a sans doute été celui des Africains subsahariens. Les critiques du chef de l’État ont vu du racisme dans le fait que le Président considère qu’il existe un complot visant à modifier la composition démographique de la Tunisie par l’entremise de migrants illégaux d’origine subsaharienne. Mais il n’en est rien. D’abord, le communiqué publié par la présidence a été mal compris par ceux qui ne cherchent qu’à nuire à son excellence. D’autre part, Kaïs Saïed ne fait que dévoiler la vérité aux yeux du monde puisqu’il est au courant de ce grand complot mis en place depuis le début du siècle ! D’ailleurs, peu de dirigeants en ce monde ont le cran de dévoiler le pot aux roses de leurs à leurs peuples. Il n’y a que des leaders de la trempe de l’Italienne Giorgia Meloni ou encore le Premier ministre hongrois Viktor Orbàn. Mais comme on vous le dit depuis le 25 juillet 2021, l’essentiel c’est qu’il nous ait débarrassés des islamistes.










