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Walid Bel Hadj Amor : la Tunisie doit unifier les agences d’investissement

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    L\’expert en économie, Walid Bel Hadj Amor a considéré que la situation du pays était critique. Il a évoqué la crise au niveau des finances publiques, la rationalisation des importations, la lenteur dans les négociations avec les bailleurs de fonds et de la mise en place des réformes ou encore le manque d’investissements.


    Invité le 11 avril 2023 à « Midi Show » par Elyes Gharbi sur Mosaïque FM, Walid Bel Hadj Amor a mis l’accent sur le rôle du secteur privé. Il a indiqué que ce dernier devait investir, œuvrer pour l’amélioration du pouvoir d’achat des employés et honorer ses engagements sur le plan fiscal. Il est, aussi, revenu sur les difficultés administratives et la complexité des procédures. Il a évoqué un blocage au niveau de l’octroi des autorisations.

    « J’appelle la présidence du gouvernement et la présidence de la République à mettre en place un bureau dédié à ce genre de situations. Je suis certain qu’il y aura une file très longue d’investisseurs ayant rencontré ce genre d’obstacles… Nous devons procéder à une unification des agences dédiées à l’investissement… Ceci permettra de garantir l\’efficacité des investissements… Il nous faut un interlocuteur unique… L’État peut négocier le paiement des dettes avec les entreprises en procédant à des réductions de 10% », a-t-il ajouté.


    Walid Bel Hadj Amor a déploré l’attitude de l’UGTT et de l’Utica au sujet de la situation des entreprises notamment les PME. Ces derniers sont appelés à s’exprimer publiquement afin de défendre les sociétés et les investisseurs. Il a, aussi, appelé les entreprises à procéder à des augmentations salariales. Il a considéré que la chute de l’économie nationale était le résultat de la chute du secteur privé et non des finances publiques.

    Walid Bel Hadj Amor a critiqué le gouvernement de Najla Bouden. Il a pointé du doigt la rareté de la réalisation de projet dans le cadre du partenariat public-privé. Le gouvernement, selon lui, n’encourage pas l’investissement. « Nous devons compter sur nous-même… Ceci signifie que nous devons mouiller le maillot, faire avancer le pays, travailler plus et à la perfection, fournir collectivement un effort, payer les impôts et investir dans notre pays avant de demander cela aux étrangers… Nous avons besoin de réformes et sans que le FMI ne nous en parle… Ces réformes ne doivent pas nuire aux catégories marginalisées et vulnérables… Nous devons promulguer et appliquer les lois relatives à l’investissement », a-t-il poursuivi

    Walid Bel Hadj Amor a considéré que les investisseurs et les entreprises tunisiennes devaient s’engager dans l’économie tunisienne. Il s’agit d’une obligation patriotique. L\’État doit appuyer ses efforts là et garantir l\’amélioration du climat des affaires.

     

     

    S.G

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