La journaliste de la radio nationale, Zouhour Habib, a fait savoir, mercredi 26 avril 2023, que la morgue de l’hôpital universitaire Habib Bourguiba du gouvernorat de Sfax est saturée et que le nombre de dépouilles s’élevant à plus 200 cadavres a dépassé la capacité de l’unité qui est de 35 morts.
« Le nombre des cadavres s’est élevé à plus de 200 morts, à l’instant, un autre corps d’une personne de nationalité subsaharienne vient d’être transféré à la morgue », a affirmé la correspondante présente sur les lieux.
Elle a également fait part d’autres difficultés relatives à l’enterrement des victimes notamment les procédures judiciaires à entamer pour avoir le certificat de décès et l’autorisation d\’inhumation, les questions matérielles étant donné que l’enterrement d’un individu coute 250 dinars.
« La municipalité de Sfax n’a ni la capacité ni les moyens matériels et humains pour enterrer un tel nombre de dépouilles », a souligné la journaliste avant de signaler : « l’équipe médicale de la morgue qui est composée de cinq personnes, n’est pas en mesure de transférer puis extraire l’ADN de plus de deux cents personnes ».
Et à la correspondante de poursuivre : « les agents de la morgue qui travaillent plus de 18 heures ont appelé à un renfort ».
Par ailleurs, on apprend que la direction régionale des Domaines de l\’État a proposé d’aménager deux terrains en cimetière. Cependant, d’autre problème se posent concernant les autorisations d’inhumation ou leur coût.
Il faut également relever que l’identification génétique des victimes prend beaucoup de temps et que le département de médecine légale à l’hôpital Habib Bourguiba de Sfax est en sous-effectif.
« Une équipe du Croissant rouge va rejoindre les unités médicales de l’hôpital afin de leur apporter l’aide nécessaire », a précisé Mme Habib.
H.A










