Le président d\’Afek Tounes, Fadhel Abdelkefi, était invité ce mardi 30 mai 2023, dans l’émission Midi Show, animée par Elyes Gharbi et diffusée sur Mosaïque FM.
Fadhel Abdelkefi, a tenu à rappeler, lors de son intervention que les partis politiques, ainsi que les syndicats, continuent d’exister et d’agir en Tunisie et que parler d’ « épuration » est très grave et rappelle des ères sombres qui n’ont plus lieu d’être.
« En tant que responsable politique, il faut choisir ses termes. Je rêve pour ma part d’une Tunisie démocratique et prospère mais surtout d’une Tunisie solidaire (…) La souveraineté est la vie quotidienne des Tunisiens et le prestige du pays est celui du Tunisien dans sa qualité de vie » a-t-il ajouté.
Revenant sur la situation économique du pays, Fadhel Abdelkefi, a estimé qu’un gouvernement qui se dit victime de l’héritage catastrophique d’un mandat passé n’a pas à prétendre à cette mission, soulignant que le modèle de développement du pays n’a jamais été bon.
« Ce gouvernement est ici depuis quatre ans, deux ans à bénéficier de pouvoirs exceptionnels et qu’a-t-il fait ? Il aurait pu changer les choses mais il n’y a pas une vraie vision pour le pays » a-t-il poursuivi.
Le président d’Afek Tounes a souligné, concernant la prochaine échéance électorale de 2024, que la famille politique démocratique et centriste doit choisir un candidat et le soutenir collectivement pour avoir des chances de remporter la présidence et qu’il serait honoré d’être choisi si tel était le cas.
« Ce n’est pas un président ou un leader qui sauvera le pays, mais une équipe, des responsables, des ministres et le secteur privé. Nous sommes douze millions, nous sommes un petit bateau manœuvrable et pourtant ! » a-t-il souligné.
Fadhel Abdelkefi a affirmé que le programme de son parti compte l’amendement de la Constitution de 2022, au niveau de la justice notamment, qui n’a pas à être qualifiée de fonction.
« Je suis parmi les rares qui peuvent dire d’où on va amener l’argent pour réaliser un programme et redresser le pays. L’efficacité économique et la solidarité sont les bases du succès sinon tout va s’effondrer. Il faut décider du rôle économique de l’État, récolter et baisser l’impôt par exemple, l’État doit quitter certains secteurs et les budgets ministériels savamment distribués (…) je suis le premier qui a dit que le Smig devrait être d’au moins mille dinars et ce n’est pas une question de promesse mais de calcul » a-t-il conclu.
M.B.Z










