Frapper, cogner, tabasser jusqu’à en perdre son humanité. La violence policière on n’en a pas encore fini. Les épisodes se perpétuent en l’absence de mesures punitives. La victime est cette fois-ci un enfant. Un élève de seize ans. Il a été tabassé par un policier en tenue civile dont la brutalité a coûté un œil au gamin.
Le drame a eu lieu à Kairouan, selon la Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme (LTDH). Dans une intervention mercredi 31 mai 2023 sur les ondes de Diwan FM, Saif Ayadi, membre de l’organisation, a avancé que l’élève du nom de Makrem Zramdini a été passé à tabac devant son lycée puis dans l’espace d\’ablution d’une mosquée à proximité. Son téléphone a, également, été confisqué.
Selon Saif Ayadi l’agent auteur de l’agression s’est attaqué à Makram pensant qu’il était en train de filmer l’arrestation d’un individu. L’élève a été roué de coups alors qu’il avait permis à l’agent de vérifier son téléphone pour démontrer qu’il n’avait rien filmé de la scène. Il est, entre autres, accusé de violence contre un fonctionnaire public dans l’exercice de ses fonctions, attentat à la pudeur et troubles à l’ordre public…
Le membre de la LTDH a précisé que Makrem était poursuivi conformément aux dispositions des articles, 116, 125, 127,218, 222, 226 bis et 320 du Code pénal. Il a été placé en détention dans un centre de rééducation pour mineurs délinquants. Il est, de ce fait, privé de passer ses examens. « C’est un scandale au niveau pénal, au niveau de l’activité policière à Kairouan et surtout au niveau juridique. Le juge d’instruction a examiné les vidéos (mettant en scène l’agression de Makrem), a auditionné les témoins, et a décidé, avec ça, d’émettre un mandat de dépôt contre Makram », a indiqué Saif Ayadi au micro de Moez Ben Gharbia dans l’émission Houna Tounes.
Le membre de la LTDH a noté que l’organisation ferait barrage au retour de l’État policier. « Nous allons engager des poursuites contre l’agresseur », a-t-il ajouté notant que l’organisation exige du juge d’instruction l’annulation du mandat de dépôt et engager des investigations pour torture sur l’élève. Il a affirmé, également, que le commissariat régional de l’Éducation à Kairouan devrait autoriser Makram à passer ses examens.
N.J.










