Le président de la République Kaïs Saïed a effectué, mardi 13 juin 2023, une visite inopinée au gouvernorat de Gafsa dans la délégation de Redayef.
Il s’agit de la deuxième visite-surprise du Président en l’espace de quelques jours. Samedi 10 juin, Kaïs Saïed a effectué une visite inopinée à la ville de Sfax, où il est allé à la rencontre d’immigrés subsahariens, aux abords de Beb Jebli.
A Redayef, le président de la République a visité l’unité de production de phosphate commercial située au centre de la ville, où des groupes de demandeurs d’emploi observent un sit-in depuis la fin de l’année 2020, entraînant l’arrêt de la production de phosphate commercial.
A cette occasion, le président de la République a rencontré un groupe de manifestants qui revendiquaient la mise en œuvre des « procès-verbaux de réunions » signés avec des responsables gouvernementaux et régionaux les années précédentes, ainsi que leur embauche dans des sociétés environnementales, la Société tunisienne de transport des substances minérales et la Compagnie des phosphates de Gafsa.
Le président de la République a déclaré lors de sa discussion avec ces manifestants : « Aujourd’hui, la Tunisie a besoin du phosphate et de toutes ses richesses nationales pour faire face aux défis économiques et sociaux posés. Il est nécessaire que le secteur du phosphate retrouve aujourd’hui un rythme de production normal », faisant référence au Conseil de sécurité nationale qui s’est tenu le 26 avril dernier pour examiner le dossier du phosphate.
Le président de la République a appelé ces manifestants à entreprendre des projets privés et à exploiter les terres agricoles pour les revitaliser et créer de la richesse, soulignant également le mécanisme de création de sociétés communautaires. Il a affirmé : « Je ne vends pas d’illusions et je vous prépare la voie pour créer de la richesse à travers des sociétés communautaires ».
Le président de la République a aussi assuré que l’État « ne cédera pas la Compagnie de phosphate de Gafsa » et qu’il est nécessaire de sanctionner ceux qu’il a qualifiés de « corrompus » qui « ont mis l’État et les institutions publiques en faillite ».
S.H










