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Fête de la Femme : le coup de gueule de Saida Garrach


La militante et ancienne conseillère à la présidence de la République, Saida Garrach a indiqué qu\’elle n’avait pu célébrer la Fête de la Femme. Elle a expliqué qu\’elle ne pouvait pas participer à des festivités alors que la situation de la femme tunisienne était préoccupante.

Dans une publication Facebook du 14 août 2023, Saida Garrach a estimé qu’il n’y avait pas lieu de parler d’avancées et de réalisations alors que la Tunisie vivait un bond en arrière reflété par la suppression de la parité dans les élections et du rejet de l’égalité dans l’héritage.

« Je ne peux pas souhaiter bonne fête aux femmes tunisiennes alors que le nombre de féminicides a atteint les 23 cas contre 22 cas en 2022 alors que l’année ne s’est pas encore achevée. Je ne peux pas féliciter les femmes de leurs acquis alors que Bochra Belhaj Hmida, qui a passé sa vie dans les tribunaux afin de défendre les femmes victimes de violences ainsi que leurs enfants, se trouve dans l’obligation de rester à l’étranger en attendant l’avancement de l’enquête et la fin de l’injustice à laquelle elle fait face », a-t-elle écrit.

Saida Garrach a indiqué que l’avocate, militante et ancienne élue, Bochra Belhaj Hmida avait toujours appartenu au courant réformiste et en la préservation de l’État et non en un coup d’État. Elle est connue, depuis ses années à la faculté, pour ne pas être une révolutionnaire. Elle a révélé que le nom de cette dernière avait été trouvé sur un papier caché dans la poche du terroriste Kamel Gadhgadhi. Ce dernier est connu pour être le présumé assassin de Chokri Belaïd. L’ancienne conseillère à la présidence a rappelé que Bochra Belhaj Hmida était visée par l’enquête relative à l’affaire de complot contre la sûreté de l’État suite au témoignage de l’un des informateurs anonymes et qu’elle est donc inquiétée par la brigade antiterrorime. Un comble.

Saida Garrach a affirmé que le témoignage n’avait ni queue ni tête et que les propos relayés par cet informateur étaient erronés et avait pour but de tendre un piège à Bochra Belhaj Hmida. Elle a expliqué que l’affaire était montée de toutes pièces afin de porter atteinte à des personnages publics. Elle a estimé que l’injustice dont fait Bochra Belhaj Hmida l’objet était une forme de procès de plusieurs générations de militants pour la liberté, l’égalité, la démocratie et la justice sociale.

S’adressant au président de la République, Kaïs SaïedSaida Garrach lui a demandé de consulter le P.V relayant le témoignage de l’informateur anonyme. Ceci lui permettra, selon elle, de découvrir le véritable complot le visant lui, ainsi que la Tunisie. Elle a assuré que les femmes tunisiennes militaient et ne complotaient pas.



S.G

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