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La fédération tunisienne de tennis exprime son soutien à la tenniswoman Selima Sfar

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La fédération tunisienne de tennis et sa présidente, Salma Mouelhi ont exprimé leur soutien à la tenniswoman tunisienne Selima Sfar. Cette dernière avait révélé avoir été violée par son entraîneur durant trois ans alors qu\’elle n\’avait que douze ans. Elle s\’entraînait, en ce temps-là, en France. 

Dans un communiqué du 30 août 2023, la présidente de la fédération a rappelé que Selima Sfar était la première tenniswoman arabe à intégrer le Top 100 du classement en se positionnant à la 75e place. Selima Sfar a ouvert les portes du tennis professionnel. 

« Selima Sfar était et sera une légende du tennis tunisien et arabe. Elle a défendu le drapeau tunisien à l\’occasion de plusieurs événements internationaux et mondiaux et a fait honneur au sport tunisien… Selima Sfar a refusé de jouer pour la France malgré les tentatives de persuasion, et elle choisit de jouer pour la Tunisie. Ceci suffit, à lui seul, pour lever notre chapeau à cette héroïne et pour lui rendre hommage pour ce qu\’elle a accompli pour la Tunisie tout au long de sa carrière professionnelle », a ajouté la même source.




Pour rappel, Selima Sfar avait révélé, dans une interview accordée au journal français « L\’Équipe », parue le 28 août 2023, avoir été violée par son ancien entraîneur Régis de Camaret à de nombreuses reprises alors qu’il était son entraîneur. Il a abusé d’elle durant trois années. Selima Sfar avait intégré son académie à Biarritz à l\’âge de douze ans et l\’a quittée à l’âge de seize ans.

« Quand j\’avais 12 ans et demi, j\’ai été abusée par Régis de Camaret. Personne ne connaît mon histoire… J\’ai mis longtemps à me libérer. C\’est un gros traumatisme. Quand ça arrive, on se dit : j’ai tout sacrifié pour ça, il faut que j\’y arrive. J\’ai bossé comme une malade. Toute ma vie, j\’ai pensé que j\’étais faible, lâche, nulle. Jusqu\’à ce que je comprenne. Aujourd\’hui, à 46 ans, je peux parler parce que j\’ai beaucoup travaillé sur moi et été aidée. La honte a disparu. Quand je pleure, c\’est de l\’émotion. Ce ne sont pas les mêmes larmes. La honte s\’est transformée en fierté. Je suis fière de ce que je suis devenue » a-t-elle révélé.

Régis de Camaret a été condamné en 2014 à dix ans de prison ferme pour le viol de deux mineures.

 

S.G

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