Changement climatique, stress hydrique, des précipitations rares, des barrages vides… La saison agricole s’annonce rude et les agriculteurs risquent d’en pâtir.
Les barrages de la Tunisie affichent un taux de remplissage de 27%. Ceux qui souffrent le plus du manque de pluie extrêmement prononcé cette année sont les barrages du Cap Bon où la majorité des terres cultivées sont irriguées.
C’est ce qu’a indiqué le de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (Utap), Bayram Hamada, a affirmé, au micro de Jihene Miled dans l’émission Sbeh Ennes sur Mosaïque FM, lundi 18 septembre 2023, que le plus grand barrage de la Tunisie, Sidi Salem, n’était rempli qu’à 31,5% et ceux du Cap Bon à 7%.
« La situation est grave », a-t-il relevé notant que les quantités d’eaux collectées dans les barrages après les précipitations de mai et de juin ont été consommées. Le responsable a ajouté, non sans amertume, que les autorités en charge n’avaient point de solution compte tenu de la nature de la problématique, climatique essentiellement.
Selon ses dires, les ressources hydriques disponibles sont largement au-dessous des besoins des agriculteurs, ce qui pourrait conduire à une hausse des prix de certains produits agricoles.
N.J.










