L\’Assemblée générale des Nations Unies s’est réunie, mardi 12 décembre 2023, pour une session extraordinaire d\’urgence sur le conflit israélo-palestinien pour voter un projet de résolution exigeant un « cessez-le-feu humanitaire immédiat ».
La résolution a été adoptée par 153 voix pour (dont la Tunisie), dix contre (dont Israël et les États-Unis), et 23 abstentions sur 193 États membres.
Les résolutions de l’Assemblée générale, même si elles ne sont pas juridiquement contraignantes pour les nations, ont un poids moral et politique immense, représentant la détermination collective des membres de l’ONU sur une question d’une importance capitale.

Cette réunion fait suite à une réunion du Conseil de sécurité vendredi, qui n\’a pas réussi à adopter une résolution similaire exigeant un cessez-le-feu humanitaire immédiat et la libération inconditionnelle des otages ainsi qu\’un accès humanitaire.
Le projet de résolution soumis à l\’Assemblée générale cet après-midi présente des différences notables par rapport à celui auquel les États-Unis ont opposé leur veto au Conseil vendredi.
Le projet prend note d\’une lettre du 7 décembre du Commissaire général de l\’Agence des Nations Unies chargée des réfugiés palestiniens, l\’UNRWA, adressée au président de l\’Assemblée générale. Dans cette lettre, Philippe Lazzarini avertit que la capacité de l’agence à mettre en œuvre son mandat à Gaza est « gravement limitée » et que la principale plateforme d’aide humanitaire à plus de 2,2 millions de personnes dans l’enclave est « sur le point de s’effondrer ».
Le projet fait également référence aux résolutions antérieures concernant la question de Palestine ainsi qu\’aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité sur le sujet.
Les principaux points communs entre les deux textes comprennent un cessez-le-feu humanitaire immédiat ; l\’exigence que toutes les parties respectent leurs obligations en vertu du droit international, notamment en matière de protection des civils ; l\’exigence de la libération immédiate et inconditionnelle de tous les otages, ainsi que la garantie d’un accès humanitaire.
Deux amendements proposés au texte de la résolution de l’Assemblée générale mardi ont été rejetés lors de votes séparés. La Tunisie a voté contre ces amendements.
Un amendement présenté par l’Autriche a reçu 89 votes pour, 61 contre et 20 abstentions. Un autre amendement présenté par les Etats-Unis a reçu 84 votes pour, 62 contre et 25 abstentions. En raison de la règle des deux-tiers, ces deux amendements ont été rejetés.
L’amendement proposé par l’Autriche insérait l’expression « détenus par le Hamas et d’autres groupes » en relation avec les otages toujours détenus par des militants palestiniens à Gaza, ainsi que le mot « immédiat » en référence à la garantie de l’accès humanitaire.
L’amendement américain reflétait son point de discorde persistant concernant le Hamas, qu’il désigne comme groupe terroriste, appelant à l’insertion d’un libellé « sans équivoque » rejetant et condamnant « les odieuses attaques terroristes du Hamas qui ont eu lieu en Israël à partir du 7 octobre 2023 et la prise d’otages » comme premier paragraphe du dispositif.
S.H










