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L’Ordre des pharmaciens dénonce une nouvelle taxation « discriminatoire »

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    Le conseil national de l’Ordre des pharmaciens de Tunisie a exprimé son étonnement quant à l’inclusion des pharmacies dans la catégorie de nouvelle taxation supplémentaire des revenus générés par ces commerces, mais aussi, par les entreprises pétrolières, les assurances, les banques et les grandes surfaces.

    Dans un communiqué du 13 décembre 2023, l’ordre a indiqué que les pharmacies présentes en Tunisie, d\’un total de seulement 2.400 officines majoritairement de taille économique moyenne et petite, n’avaient pas à être placées dans la même catégorie que de grandes entreprises. 

    « Inclure les pharmacies dans cette nouvelle taxation, en l’absence d’autres structures appartenant à des secteurs voisins ou similaires, serait une forme de ciblage de l’un des secteurs privés les plus performant en matière de fiscalité », peut-on lire dans le communiqué.

    L’ordre a pointé du doigt l’absence de standards ayant conduit à l’inclusion des pharmacies dans cette nouvelle mesure fiscale. Il a qualifié la chose de procédure « discriminatoire injustifiée » ciblant des établissements jouant un rôle clé dans la préservation de la santé des citoyens et dans l’appui de l’État, notamment dans les zones dépourvues d’établissements étatiques médicaux.

    « Les pharmaciens ont participé et continuent à le faire, quelle que soit leur spécialité, au sein des laboratoires de fabrication de médicaments, de la distribution en gros, des propriétaires de laboratoire, des pharmaciens privés et dans l’intégralité des composantes des métiers, de façon volontaire à chaque effort de solidarité.

    Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens de Tunisie demande aux députés de le faire participer avant de proposer des législations pouvant nuire au secteur des officines privées, notamment en le plaçant face à des problèmes dont il peut s’en passer et en touchant à la pérennité de la disponibilité des médicaments. Il leur demande, aussi, par précaution, de suspendre l’application de cet article pour les pharmacies et de le réviser dans le cadre de la loi de finances complémentaire », a ajouté la même source.

    Le communiqué a indiqué que l’ordre était à disposition de toutes les parties concernées afin de débattre de la situation actuelle du secteur et d’élaborer des solutions et des alternatives servant les intérêts du pays.

     

     

    S.G

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