Le ministre des Affaires étrangères, Nabil Ammar a participé, le 13 décembre 2023, au deuxième Forum mondial sur les réfugiés qui se tient jusqu’au 15 décembre à Genève sous la présidence du secrétaire général de l’ONU.
Évoquant la crise migratoire qui sévit en Tunisie, Nabil Ammar a relevé « qu’en dépit de l\’augmentation, sans précédent, des flux de réfugiés et de migrants irréguliers, la Tunisie demeure engagée à respecter toutes ses obligations internationales en matière de migration et de droit humanitaire ».
Le ministre a de ce fait demandé aux organisations onusiennes spécialisées d’assumer pleinement leur rôle de venir au secours de ces réfugiés et migrants et d’assurer leurs besoins fondamentaux.
Nabil Ammar a saisi l’occasion pour renouveler l’appel de la Tunisie à traiter cette question dans le cadre d\’une approche collective et globale, notamment suite au processus lancé lors de la Conférence internationale sur la migration, qui s’est tenue, à Rome, en juillet dernier.
La veille, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait déclaré que l’approche européenne de gestion des flux migratoires avait commencé à donner des résultats en Tunisie.
Toutefois, pour la société civile tunisienne, l’approche de la crise migratoire est fortement décriée. On dénonce ainsi la politique européenne visant à externaliser le problème en dehors de ses frontières. L’Europe est accusée de favoriser ses intérêts et ses priorités avec des accords qui empêchent tout flux vers son sol. Une politique qui a pour conséquence de parquer les migrants dans les pays non européens.
La Tunisie fait face à un flot de migrants irréguliers sans précédent. Dans certaines régions côtières, plusieurs centaines de personnes sont livrées à elles-mêmes sans aide. On peut citer notamment la crise dans la localité d’El Amra où des migrants, empêchés d’embarquer vers l’Europe, se sont établis dans les oliveraies dans des conditions inhumaines.
I.L










