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Abderazak Khallouli : viendra le tour des médias et de l’UGTT

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L’avocat et ancien leader de Harak 25-Juillet, Abderazak Khallouli, est revenu, vendredi 15 décembre 2023, sur la lutte du pouvoir contre la corruption et le scandale d’Al Karama Holding dont un ancien directeur et huit autres personnes sont accusés de corruption et malversation.

Invité de la Matinale de Shems FM, il a affirmé au micro de Wissal Kasraoui que ce dossier était l’un des plus dangereux estimant que la société, fortement influencée par les politiciens, a connu des défaillances de gouvernance et une mauvaise gestion.

Selon ses dires, ceux qui étaient à la tête de la société ont adopté une logique de profit, car l’État n’avait personne pour défendre ses intérêts.

La semaine dernière, le chef de l’État a dévoilé, lors d’une réunion avec la ministre de la Justice, Leila Jaffel, que des dirigeants de la Holding avaient détourné les revenus des ventes pour se servir, sans parler des avantages qu’ils se sont octroyés. D’après Kaïs Saïed, l\’un des dirigeants d’Al Karama Holding bénéficiait de cinq voitures de fonction, outre les 1.500 litres de carburant mensuels. L\’un des magistrats contractuels, recruté, recevait 462.000 dinars par an. D’autres dirigeants recevaient, eux aussi, des sommes énormes par an, notamment, 155.910 mille dinars, 97.669 mille dinars, 113.000 dinars, 138.000 dinars, 105.000 dinars, 146.000 dinars, 164.000 dinars…

Abderazak Khallouli a ajouté que l’État était pleinement conscient et connaissant parfaitement les têtes de la corruption, mais ses moyens restent limités face aux pions dont la mission est de blanchir la corruption de leurs maîtres.

L’avocat a signalé que les grosses têtes de la corruption qui sont apparues après 2014 du fait du mariage entre Nidaa Tounes et Ennahdha, Youssef Chahed en exemple, avaient fui le pays mais disposaient encore de pions pour les défendre, grâce à l’argent qu’ils ont pu ramasser.

Me Khallouli a ajouté que ces pions se servaient des médias pour défendre la corruption accusant ceux-là d’avoir été à leur solde comme outil pour blanchir les corrompus. Selon ses dires, viendra le tour des médias, tout comme l’Union générale tunisienne du travail et des syndicats qui, à son sens, étaient complices de l’ancien système dans la logique de partage du butin et avaient largement contribué à entraver la production, entre autres.

 

N.J

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