Le député Ahmed Saïdani a déploré, mercredi 3 janvier 2024, les performances de l’équipe gouvernementale d’Ahmed Hachani, notant que ce gouvernement n’a du 25-Juillet que le nom.
Invité de Borhen Bsaies dans l’émission impossible sur radio IFM, il a estimé que le rendement du gouvernement Hachani était semblable à celui des gouvernements qui l’ont précédé à la Kasbah avant le 25-Juillet. A son sens, le gouvernement devrait décortiquer les « grandes idées » du président de la République pour les transformer en projets applicables et réalisables.
Il a indiqué, dans ce contexte, que le gouvernement s’était orienté vers un « autre bourreau », en l’occurrence les prêts étrangers, en voulant échapper au Fonds monétaire international que le président de la République rejette. « Endetter les générations futures est une grande trahison ! », a-t-il avancé.
Il a ajouté que la seule réalisation que le gouvernement ne cesse de vendre était le paiement à temps des dettes de la Tunisie, alors que cela s’est fait au détriment du couffin du peuple et son pouvoir d’achat. « De quelle réalisation parle-t-on ?! Cela est une catastrophe ! », a-t-il signalé.
Le député a dénoncé la politique de rafistolage du gouvernement assurant que ces solutions provisoires ne feraient qu’aggraver la situation en Tunisie sur le plan économique et social. « Il nous faut un gouvernement avec des visions et des programmes (…) à proposer au président de la République », a-t-il indiqué ajoutant que Kaïs Saïed sera forcément réceptif à tout programme qui s’aligne avec son projet.
Selon Ahmed Saïdani, certains ministres sont incompétents et d’autres qui manquent de courage. « Il y a des ministres qui ont échoué, tels que celle des Finances ou encore celui des Affaires étrangères. D’autres ont réussi, comme le ministre de l’Intérieur ou celui des Affaires sociales », a-t-il précisé.
Le député a, dans ce sens, taclé le chef de la diplomatie tunisienne Nabil Ammar dénonçant son incompétence en termes de diplomatie économique. Il a affirmé que le directeur du Centre arabe de recherche et d\’analyse politique et sociale (Caraps) de Genève, Riadh Sidaoui, aurait sans doute fait mieux que Nabil Ammar.
N.J










