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Le coup de gueule de Hichem Ajbouni contre Kaïs Saïed

 
Le dirigeant d’Attayar, Hichem Ajbouni, a réagi, vendredi 16 février 2024, à la visite inopinée du président de la République à la piscine municipale du Belvédère. Il a fustigé le locataire de Carthage notant que celui-ci devrait plutôt s’occuper des affaires de l’État au lieu d’insulter ses opposants et de s’occuper d’une fontaine qui ne marche pas. 
 
« Le stade olympique d’El Menzah ou la piscine du Belvédère ne sont ni le Théâtre de Carthage, ni Dougga, ni Oudhna, ni les Aqueducs pour que Son Excellence insiste sur leur restauration et leur remise en état. Ils devraient être plutôt reconstruits suivant des normes modernes et une autre vision susceptible de contribuer à leur pérennité et à la diversification de leurs sources de revenus, afin d’alléger les charges de gestion, d’entretien et les investissements pour leur extension.
Entre parenthèses, le chef de l’État a pour rôle de gérer l’État au niveau stratégique, de définir les visions, les grandes orientations, de pousser et de motiver tous les Tunisiens et toutes les Tunisiennes à s’engager, par conviction et non par crainte, dans un projet national capable de sortir le pays de sa crise étouffante. (Son rôle n’est pas de s’occuper) de deux voitures administratives qui ont servi au transport lors d’une réunion d’un parti politique, d’un imam qui a gardé les clés de la mosquée et a perturbé le déroulement des prières, d’une banque qui a accordé des prêts et ne les a pas récupérés, ou encore d’une fontaine qui ne fonctionnait pas et une décharge que les autorités n’ont pas nettoyée…
Son rôle n’est pas d’insulter, d’injurier, d’attaquer ses adversaires et rivaux de l’élection présidentielle, et de les diffamer en profitant de son pouvoir et des informations que ses renseignements lui communiquent sans autorisation judiciaire (tels les dossiers des prêts et des comptes bancaires qui relèvent légalement du secret bancaire) », a-t-il écrit. 
 
S’adressant à Kaïs Saïed, il a ajouté : 
 
« Monsieur le Président,
Pour votre information, le taux de croissance en 2023 n’a pas dépassé 0,4%, et, contrairement à la plupart des pays du monde, nous n’avons pas encore réussi à surmonter les pertes inhérentes à la crise du Covid-19. Le pays est perturbé, endommagé et « asphyxié ». Le climat et le discours que l’on entend jour et nuit ne génèrent aucun espoir, mais plutôt une frustration générale qui pousse les Tunisiens à envisager de quitter cette bonne terre.
Rénover le stade d’El Menzah et la piscine du Belvédère comme vous le souhaitez, ne créera pas de croissance, pas d’emplois, pas de richesse, ne sortira pas les marginalisés de la pauvreté et ne redonnera pas espoir à la jeunesse.
Le pays a besoin d’un discours constructif, et non d’un discours de destruction, comme c’est le cas depuis le 25 juillet.
Au lieu d’entendre les expressions de destruction, de guerre, de corruption, de corrupteurs, de traîtres, de cellules cancéreuses, de serpents, de sauterelles, de conspirateurs, de collabos, d’arrestations, de mandats de dépôts et de menaces, nous devrions entendre les expressions d’espoir, de dialogue, de construction, d’investissements, de réformes, de programmes, d’avenir, de développement, de prospérité, de succès, de réussite, d’unité nationale, de travail, de science, d’innovation, de création, de créativité, de renaissance et de transformation (pour se hisser) au rang des pays forts, justes, respectueux et développés ». 
 
 
N.J 

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