Ennahdha a rendu public un communiqué, vendredi 5 avril 2024, à l’occasion de l’écoulement d’un an depuis l’arrestation du président du mouvement, Rached Ghannouchi, coïncidant avec “la nuit du destin”.
Le mouvement Ennahdha indique que Rached Ghannouchi n’était pas le premier, ni le dernier à être arrêté, rappelant que la suspension et la dissolution du Parlement, ainsi que le remplacement de la Constitution de la révolution à la suite du coup d’État du 25-Juillet et la dissolution ou réorganisation de plusieurs instances nationales ou constitutionnelles, ont entraîné le pays dans « la spirale de l’exception ».
Le parti islamiste ajoute que son président était consient des acquis de la révolution, aprés les répressions vécues sous le régime de Ben Ali. Il s’est donc engagé à ne pas enfreindre la Constitution et à ne pas changer le régime politique et le mode de gouvernance. « Rached Ghannouchi a été arrêté à cause de sa position refusant l’entrave du processus de la transition démocratique et de son opposition à la déviation autocratique », souligne le parti.
“Aujourd’hui, après un an de son arrestation, nous réitérons notre appel à la libération de Rached Ghannouchi et de ses frères et camarades parmi les dirigeants et les militants, et ce, pour une Tunisie fière de sa révolution, attachée à sa démocratie et aspirant à un lendemain radieux et un avenir sans injustice, sans exclusion ni privation”, indique le mouvement dans son communiqué.
Rached Ghannouchi a été arrêté le 17 avril 2023 après une descente effectuée à son domicile, soit la nuit du 26 au 27e jour du mois saint de ramadan.
Cette arrestation survient suite à une allocution prononcée durant une rencontre ramadanesque tenue le 15 avril 2023 par le Front de salut national. Celle-ci avait été diffusée et relayée sur les réseaux sociaux. Il est accusé de complot contre la sûreté nationale et d\’attentat ayant pour but de changer la forme du gouvernement, d\’inciter les gens à s\’armer les uns contre les autres ou à provoquer le désordre.
S.H










