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Moez Hadidane : les banques de la place n’octroient plus de prêts à taux fixe

Par Sofiene Goubantini

L’expert et professeur universitaire en économie, Moez Hadidane a indiqué que les banques de la place ont décidé de ne plus octroyer de prêts à taux fixe afin d’éviter l’application des nouvelles mesures à ce sujet.

Invité le 15 avril 2025 à « Midi Express » de Myriam Belkadhi sur Express Fm, Moez Hadidane a considéré que les débats devaient porter sur l’accès au financement, la gouvernance et la transparence au niveau des banques. Selon lui, le problème réside actuellement au niveau de la réduction de 50% des taux pour les emprunts à taux fixe de plus de sept ans.

Moez Hadidane a évoqué un communiqué de la Fédération générale des banques relevant de l’UGTT appelant à l’application de la révision du taux d’intérêt pour les employés de ces établissements conformément à la loi. Il a expliqué que le communiqué n’évoquait pas les raisons du refus par les banques de respecter les nouvelles dispositions de la loi.

Moez Hadidane a affirmé que les agents des banques obtenaient des prêts à des taux d’intérêt bonifiés dans le cadre du mécanisme du fonds social de 1% et entre 3% à 6% s’ils font appel aux ressources de la banque. Les banques refuseraient, donc, l’application de la révision du taux d’intérêt fixe en raison de l’application au préalable d’un taux bonifié. Il a évoqué de possibles refus par les banques d’octroi de prêts remboursables sur plus de quinze ans et à taux fixe afin de ne pas appliquer dans le futur la révision de ce dernier.

Moez Hadidane a rappelé que les banques étaient libres de fixer les conditions d’un prêt accordé dans le cadre d’un produit d’épargne logement. Le professeur en économie a expliqué que selon les simulations les clients des banques ayant obtenu un emprunt remboursable sur vingt ans et dont les taux varient entre 11% et 3% pourront bénéficier de la révision de ce taux.

Moez Hadidane a révélé que la mesure de révision du taux d’intérêt provoquera des pertes d’une valeur totale de 1.000 millions de dinars enregistrée sur quinze ans. Selon lui, les banques islamiques seront les plus concernées par ces pertes puisque tous les prêts accordés par ces institutions de plus de sept ans sont à taux fixe.

Pour rappel, l’article 412 ter de la loi n°2024-41 permet à chaque citoyen et PME de demander une révision du taux d’intérêt appliqué à son prêt si ce dernier est fixe. Afin d’appliquer cette mesure, le montant total des intérêts payés au cours des trois dernières années doit être supérieur à 8% reste du prêt à rembourser. La banque est tenue de réviser le taux d’intérêt. Il sera réduit de 0,5 % pour la période restante du crédit.

S.G

A lire également : Comment bénéficier de la révision du taux d’intérêts sur les prêts bancaires à taux fixe

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