Dans un climat social tendu, le groupement du secteur privé de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a annoncé, lundi 1er septembre 2025, sa disposition à recourir à « toutes les formes de lutte légitimes », y compris les grèves et les mouvements de protestation, pour répondre au refus persistant du gouvernement et des organisations patronales d’ouvrir des négociations sur la révision des salaires.
Cette position a été exprimée dans un communiqué publié à l’issue de la réunion du groupement. Le syndicat y dénonce la poursuite de la dégradation du pouvoir d’achat des travailleurs face à la flambée des prix et à la précarisation croissante de l’emploi.
Le communiqué qualifie l’attitude du gouvernement et de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) de « violation flagrante des droits sociaux et professionnels des travailleurs, de remise en cause du dialogue social et de transgression des conventions internationales comme des législations nationales ».
Dans un avertissement direct, le groupement du secteur privé tient les autorités et le patronat pour entièrement responsables de tout climat de tension sociale ou mouvement de contestation qui pourrait survenir en réaction à ces politiques.
« Les augmentations salariales ne sont ni une faveur ni un privilège, mais un droit à conquérir par la lutte contre les politiques d’appauvrissement et de marginalisation », souligne encore le communiqué.
En conclusion, l’UGTT appelle l’ensemble de ses structures, dans les différents secteurs et régions, à se mobiliser et à se préparer à des actions syndicales d’ampleur, réaffirmant son refus des politiques de mépris et de tergiversation, et martelant que les travailleurs ne céderont pas sur leurs droits, quelles que soient les pressions.
M.B.Z










