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La Belgique veut expulser Nizar Trabelsi vers la Tunisie

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Par Sarra Hlaoui

    « Les terroristes condamnés n’ont pas leur place dans notre société ». C’est par ces mots que la ministre belge de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, a relancé le dossier explosif de Nizar Trabelsi. L’ancien footballeur tunisien, devenu djihadiste, a été renvoyé à Bruxelles le 8 août après douze ans passés dans les prisons américaines. Le gouvernement envisage désormais son expulsion vers la Tunisie.

    Arrêté en Belgique en septembre 2001, quelques jours après les attentats du 11-Septembre, Trabelsi a été condamné en 2004 à dix ans de prison pour un projet d’attentat contre la base militaire belgo-américaine de Kleine-Brogel. Malgré l’interdiction de double poursuite, il a ensuite été extradé en 2013 vers les États-Unis, où il a passé dix ans à l’isolement avant d’être acquitté en 2023. Sous pression judiciaire, la Belgique a dû organiser son retour cet été.

    Sans nationalité belge ni titre de séjour, l’ex-membre d’Al-Qaïda risque désormais un renvoi vers Tunis, où il a été condamné par contumace à vingt ans de prison. Ses avocats, soutenus par plusieurs ONG et un juge américain, s’opposent à cette expulsion, invoquant un risque de torture et rappelant que la Belgique a déjà refusé par le passé de telles demandes tunisiennes.

    Il faut rappeler également que l’arrêté d’extradition signé en 2013 entre la Belgique et les États-Unis interdit explicitement toute ré-extradition vers la Tunisie, au motif que la personne concernée pourrait y subir des traitements inhumains ou dégradants — un arrêté que les autorités belges semblent vouloir passer sous silence.

    S.H

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