À l’occasion de la Journée nationale de protection des journalistes, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a appelé, lundi 8 septembre 2025, le président de la République à libérer les journalistes emprisonnés et à faire la lumière sur le sort de Sofiane Chourabi et Nadhir Ketari.
Le communiqué du SNJT rappelle que les autorités tunisiennes et libyennes ont échoué à traiter ce dossier, invoquant la situation sécuritaire en Libye ainsi que le fait que l’affaire des deux journalistes est suivie par la Cour pénale internationale (CPI).
Le SNJT critique également la réduction de ce dossier à une simple affaire judiciaire, qu’il considère comme une négligence et un signal négatif quant à l’efficacité diplomatique et juridique de l’État tunisien.
Le communiqué souligne ensuite les obstacles auxquels les journalistes sont confrontés dans l’exercice de leur métier : procès et peines privatives de liberté via le décret 54, attaques électroniques, discours de haine, désinformation, utilisation de l’intelligence artificielle pour cibler les journalistes, marginalisation, licenciements arbitraires et violation des droits économiques et sociaux, malgré l’existence de nouvelles lois protectrices.
Le SNJT appelle le président de la République à mobiliser tous les moyens juridiques et diplomatiques pour faire avancer le dossier de Sofiane Chourabi et Nadhir Ketari et à concrétiser la Journée du 8 septembre comme Jour national de protection des journalistes.
Il demande également l’abrogation des décrets limitant le droit à l’information, la réouverture de l’Instance d’accès à l’information, ainsi que la libération des journalistes emprisonnés injustement, tels que Chadha Hadj Mbarek, Mourad Zeghidi, Borhen Bsaies et Sonia Dahmani.
Enfin, le communiqué appelle à protéger les droits économiques et sociaux des journalistes, à appliquer la nouvelle réforme du Code du travail et la convention-cadre des journalistes professionnels, ainsi qu’à accélérer le débat parlementaire sur l’enseignement des médias, la modification du décret 54 et l’instauration de l’Instance de régulation.


H.K










