Le président de l’Association tunisienne des économistes (ASECTU), universitaire et expert en économie, Habib Zitouna, est intervenu mercredi 10 septembre 2025 pour commenter la revue périodique publiée à la fin du mois d’août par l’agence de notation Moody’s.
Invité de l’émission Expresso, diffusée sur Express FM, M. Zitouna a expliqué que ce rapport, élaboré à la suite de rencontres entre les représentants de Moody’s, les autorités, des cadres administratifs et des acteurs économiques, n’aura aucun impact sur la notation de la Tunisie.
« Il n’y a rien de nouveau à signaler à l’issue de ce rapport. On peut le diviser entre points positifs et points négatifs », a-t-il déclaré.
Selon lui, le déficit de la balance courante et sa stabilisation autour de 1,7 % du PIB constituent un point positif. De même, la stabilité du dinar ainsi que le niveau des réserves en devises, couvrant 109 jours d’importations, sont des indicateurs favorables.
S’agissant des points négatifs relevés par Moody’s, l’invité de Wassim Ben Larbi a d’abord évoqué l’espace budgétaire. En dépit d’une pression fiscale accrue ressentie par l’ensemble des acteurs économiques, l’État souffre toujours d’un déficit budgétaire, traduisant une rigidité de cet espace.
Moody’s a également souligné le faible taux de croissance : bien que le pays ait enregistré une progression de 2,5 % au premier semestre 2025, ce niveau reste insuffisant, selon M. Zitouna.
« Moody’s estime que les obstacles structurels qui entravent la création d’emplois et la croissance persistent encore », a-t-il poursuivi, ajoutant que la Tunisie n’a pas encore engagé de véritables réformes économiques.
Enfin, Habib Zitouna a souligné que le climat des affaires en Tunisie n’est ni suffisamment incitatif ni réellement favorable à la création de richesse et à la croissance, insistant sur la nécessité d’une profonde réforme dans ce domaine.
H.K










