Dans le cadre de son programme de promotion de l’huile d’olive tunisienne sur le marché brésilien, l’Ambassade de Tunisie au Brésil a pris part, mercredi 12 novembre 2025 à São Paulo, au premier Forum brésilien de l’huile d’olive, organisé par l’association brésilienne des producteurs, fournisseurs et commerçants d’huile d’olive (OLIVA).
La Tunisie était représentée par Hassan Saâdani, conseiller à la mission diplomatique et au bureau commercial et consulaire de São Paulo, qui a participé aux travaux du forum.
Cette présence a constitué une nouvelle occasion de valoriser la position de la Tunisie sur la carte mondiale des grands producteurs d’huile d’olive, un secteur stratégique qui contribue fortement à l’économie nationale et à l’image du pays à l’international.
L’Ambassade a souligné que la Tunisie, déjà reconnue parmi les premiers exportateurs mondiaux, dispose d’un potentiel de partenariat accru avec le Brésil, un marché considéré comme prometteur et encore en développement dans le domaine de la consommation d’huile d’olive.
Grâce à sa qualité reconnue et à son savoir-faire ancestral, l’huile d’olive tunisienne ambitionne de se positionner aux côtés des fournisseurs traditionnels, principalement issus du pourtour méditerranéen, et de renforcer sa présence sur les marchés d’Amérique latine.
S.H











2 commentaires
HatemC
il s’agit moins d’une véritable stratégie que d’une opération diplomatique d’affichage, typique du storytelling officiel tunisien.
L’article présente la participation de la Tunisie au Forum brésilien de l’huile d’olive comme une avancée majeure.
Autrement dit, il ne s’agit pas d’une action économique structurante, mais d’une présence symbolique, un déplacement pour exister sur la carte, pas pour transformer la filière.
Promouvoir l’huile d’olive tunisienne sans la vendre conditionnée, C’EST COMME PROMOUVOIR LE VIN FRANCAIS SANS BOUTEILLE NI ETIQUETTE.
C’est une absurdité économique et marketing.
Mais au lieu de cela, on se contente d’un discours institutionnel sur le “potentiel”, sans stratégie d’accès au marché.
On envoie des diplomates au Brésil pour “promouvoir” l’huile d’olive tunisienne.
Mais que promeut-on vraiment, quand on continue à vendre en vrac sans marque, sans packaging, sans identité ?
Tant que la Tunisie ne valorisera pas son or vert,
elle restera un fournisseur anonyme des marques étrangères.
Le vrai forum de l’huile d’olive devrait se tenir en Tunisie,
pas à São Paulo — là où se perd toute notre valeur ajoutée.
jamel.tazarki
Les plus grands producteurs d’huile d’olive sont :
– l’Espagne, l’Italie et la Grèce, qui dominent le marché. L’Espagne arrive en tête, avec plus de 50 % de la production mondiale. D’autres pays majeurs sont la Turquie, la Syrie et la Tunisie.
– L’Espagne, de loin le premier producteur mondial, possède la plus grande oliveraie du monde, avec l’Andalousie (en particulier la province de Jaén) comme région de production dominante.
– Italie : bien qu’étant le deuxième producteur, l’Italie est réputée pour la grande variété de ses olives.
– La Grèce est un autre grand producteur et ses habitants ont d’ailleurs l’une des consommations d’huile d’olive par habitant les plus élevées.
Viennent ensuite la Turquie, la Syrie et la Tunisie, qui se classent également parmi les « premiers » producteurs mondiaux. Au juste, la Turquie, la Syrie et la Tunisie sont plutôt les derniers producteurs mondiaux, car il n’y a pratiquement pas d’autres producteurs derrière eux dans le classement mondial.
La majorité des exportations de la Tunisie se fait en vrac (plus de 85 %) et la part de l’huile conditionnée reste trop faible. L’Union européenne, et plus spécifiquement l’Italie et l’Espagne, sont les principaux marchés d’exportation.
Les revenus de l’exportation de notre huile d’olive ont atteint 1,2 milliard d’euros en 2024. Est-ce rentable pour la Tunisie? Réponse : il faudrait une étude sérieuse pour le savoir.
Ce que je propose:
la culture de la lentille sous des oliviers, ce qui permet d’intégrer cette légumineuse à un système avec des arbres et de créer ainsi un écosystème durable. Les arbres fournissent de l’ombre, réduisent les risques de maladies et d’érosion et favorisent la biodiversité.
Avantages de la culture de la lentille sous les oliviers :
– L’ombre : les arbres peuvent fournir une ombre bénéfique qui protège la lentille des fortes chaleurs et du stress hydrique pendant les périodes critiques de floraison et de remplissage des gousses.
– Réduction des maladies : La canopée des arbres peut réduire l’humidité et limiter la prolifération des maladies fongiques.
– Biodiversité : les arbres créent un habitat favorable à une plus grande variété d’espèces, y compris de pollinisateurs, ce qui peut améliorer le rendement des lentilles.
– Protection contre l’érosion : le système racinaire des arbres aide à retenir le sol et à réduire l’érosion, notamment sur les sols superficiels et caillouteux.
– Amélioration de la qualité du sol : les arbres peuvent améliorer la structure et la fertilité du sol grâce à la matière organique apportée par la litière et les racines, notamment sur les sols argilo-calcaires.
– Valorisation des terres : la lentille s’adapte bien aux sols argilo-calcaires superficiels qui ne conviennent pas à d’autres cultures.
– — Sur notre plantation de Tazarka, j’ai même cultivé des lentilles sous les amendiers.
– De même, sur notre plantation de Tazarka, j’ai cultivé des tomates sous des toits de vigne. En effet, cultiver des tomates sous des toits de vigne est possible, et même bénéfique, car le feuillage de la vigne agit comme un brise-soleil, offrant ombre et fraîcheur aux tomates (alors que les paysans du voisinage arrosaient tous les jours leurs plants de tomates, je n’en avais besoin que d’une fois tous les trois jours). Cette association permet même de prolonger la saison de croissance, d’accélérer la maturation des fruits et de protéger les plants du soleil intense de l’été. Ainsi, je récoltais des tomates et des raisins.
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Avantages de cultiver des tomates sous une pergola de vigne:
– Protection solaire et fraîcheur : La vigne crée un ombrage naturel qui protège les plants de tomates des rayons directs du soleil, limitant ainsi le stress thermique et maintenant un environnement plus frais.
– Saison de croissance prolongée : La protection offerte par le couvert de vigne et l’effet de serre peuvent permettre de récolter plus de fruits, même en fin de saison.
– Association bénéfique : Les vignes peuvent être un bon voisinage pour les tomates. D’autres plantes comme les aubergines, les poivrons ou les arbres fruitiers s’y plaisent également…
Fazit: le changement climatique nous oblige à changer/améliorer nos méthodes de production agricole grâce à des idées intelligentes, simples et efficaces.
Dr. Jamel Tazarki, Mathématicien
Dr. Jamel Tazarki, Mathématicien