Une nouvelle scène de violence en milieu scolaire a choqué l’opinion publique tunisienne. À Sidi Hassine, dans la banlieue sud de Tunis, une élève âgée de dix-huit ans a été violemment tabassée devant son lycée par un groupe de jeunes filles, sous les yeux de ses camarades restés impassibles. L’agression, filmée par une cinquième participante, a été diffusée sur les réseaux sociaux, suscitant une vague d’indignation.
L’affaire a été révélée jeudi 13 novembre 2025 par l’animateur Hatem Ben Amara dans sa matinale sur Jawhara FM. Selon les premiers éléments rapportés, quatre jeunes filles âgées entre 16 et 21 ans ont roué de coups la victime sans qu’aucun des élèves présents n’intervienne. Seule une dame de passage aurait tenté de s’interposer pour porter secours à la jeune fille, qui a finalement été transportée en urgence. Les agresseuses ont depuis été arrêtées par les forces de l’ordre, toujours d’après la même source.
Cet épisode, qui s’ajoute à une série de faits similaires survenus ces dernières années, relance avec acuité la question de la violence dans les établissements scolaires. Interrogé à ce sujet, le président de l’Association des parents d’élèves, Ridha Zahrouni, s’est dit profondément choqué par la brutalité de l’agression et l’indifférence des témoins. Il a dénoncé une non-assistance à personne en danger, laissant entendre que cette passivité traduit un grave malaise social et éducatif.
Pour M. Zahrouni, la multiplication de ces comportements violents ne saurait être traitée uniquement par des mesures répressives. À son sens, l’approche ne peut être uniquement sécuritaire. Il faut repenser le rôle de l’école et impliquer les familles.
Le responsable a appelé, également, à une reconstruction du projet éducatif national, estimant que la prévention de la violence doit faire partie intégrante de la mission pédagogique de l’école.
Ce drame de Sidi Hassine illustre une tendance inquiétante : les violences entre élèves gagnent du terrain et s’exposent désormais sur les réseaux sociaux, transformés en scène publique de règlement de comptes. Enseignants, syndicats et associations de parents tirent depuis plusieurs mois la sonnette d’alarme sur la montée de ces actes d’agression qui fragilisent le climat scolaire et la confiance entre les jeunes.
Au-delà de la condamnation unanime, l’affaire pose une question de fond : quelle école pour quelle société ? Entre défaillance du suivi parental, manque de repères et absence de dialogue, la violence des cours de récréation devient le miroir d’un malaise social plus large. À Sidi Hassine comme ailleurs, l’urgence n’est plus seulement de punir, mais de comprendre et prévenir — avant que ces scènes ne deviennent la norme.
N.J.











Commentaire
Citoyen_H
L’EXODE RURAL MASSIF
post-2011 des consanguins, finira par détruire le pays en le transformant, à terme, en une gigantesque Favela.
Le zollate doit absolument reprendre, de toute urgence, son activité régulatrice anti-criminelle.
Des vitres de trains et de tram qui explosent, des trains qui déraillent, des braquages à chaque coin de rue, la banalisation des coups de couteau dans les écoles et les lycées, des agressions contre les enseignants, des passages à tabac à gogo.
Mais que fait l’État ?
Va-t-il enfin nous débarrasser définitivement de ces anomalies génétiques ???
Va-t-il enfin sévir pour de bon ???