Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Les États-Unis pourraient refuser des visas pour cause d’obésité ou de maladies chroniques

Photo par Andrew Caballero-Reynolds / AFP

Par Agence France-Presse

Les étrangers cherchant à émigrer aux États-Unis pourraient se voir refuser un visa en raison de leur état de santé, dont l’obésité, selon une directive du département d’État qui entre dans le cadre du durcissement de la politique migratoire de l’administration Trump.

Les nouvelles règles, qui élargissent considérablement celles déjà en vigueur, figurent dans une notice envoyée plus tôt ce mois-ci par le secrétaire d’État Marco Rubio aux ambassades et consulats américains à travers le monde.



L’état de santé, nouveau critère de refus

Parmi les pathologies citées figurent l’obésité, le diabète ou le cancer qui peuvent nécessiter « des soins coûtant plusieurs centaines de milliers de dollars ».

« Vous devez tenir compte de l’état de santé du demandeur », indique cette notice révélée en premier lieu par le site spécialisé KFF Health News et dont le contenu a été confirmé par l’AFP.

Il est aussi demandé aux ambassades d’évaluer si les personnes à charge ont des « handicaps, des maladies chroniques ou d’autres besoins particuliers et nécessitent des soins ».

Les États-Unis sont l’un des pays les plus touchés par l’obésité dans le monde, en raison notamment de l’alimentation et du manque d’exercice physique.



Une politique migratoire toujours plus restrictive

Depuis son retour au pouvoir en janvier, le président Donald Trump a érigé la lutte contre l’immigration clandestine en priorité absolue, mais il a aussi considérablement durci les conditions d’entrée aux États-Unis de migrants réguliers.

Par ailleurs, le département d’État a révoqué des dizaines de milliers de visas de personnes aux États-Unis, y compris pour des opinions jugées anti-américaines.

« Ce n’est un secret pour personne que l’administration Trump accorde la priorité aux intérêts du peuple américain », a affirmé le porte-parole adjoint du département d’État, Tommy Pigott, dans un courriel.

« Cela inclut la mise en œuvre de politiques visant à garantir que notre système d’immigration ne soit pas un fardeau pour les contribuables américains », a-t-il ajouté.

Les demandeurs de visas à long terme doivent déjà passer une visite médicale et sont scrutés pour des maladies transmissibles.

© Agence France-Presse

Subscribe to Our Newsletter

Keep in touch with our news & offers

Contenus Sponsorisés

Commentaire

  1. HatemC

    14 novembre 2025 | 10h35

    La lecture de cette décision est claire

    Les États-Unis ne veulent plus accueillir des migrants susceptibles de coûter cher au système de santé.

    Donc, indirectement, seules les personnes en bonne santé — donc généralement plus aisées, mieux éduquées, mieux suivies médicalement — auront plus de chances d’obtenir un visa.

    Les personnes obèses, malades, handicapées, ou avec des antécédents médicaux lourds sont considérées comme un “risque fiscal”. C’est un tri économique déguisé en mesure sanitaire.

    Les Tunisiens, Algériens, Marocains, Égyptiens… sont donc plus vulnérables à ces critères, parce que leurs pays connaissent une explosion des maladies chroniques due au manque de prévention, au stress social et à l’évolution du mode de vie.

    Avec la nouvelle doctrine américaine, une partie importante de la population tunisienne deviendra automatiquement “à risque” dans le cadre d’un contrôle migratoire renforcé.
    Pourquoi ? Parce que la Tunisie fait face à :
    – un taux élevé de diabète (souvent diagnostiqué tard),
    – une hypertension très répandue,
    – une sédentarité croissante,
    – une alimentation trop riche,
    – tabagisme etc …

    On n’est plus dans l’immigration choisie.
    On est dans la rentabilité humaine obligatoire.