Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu hier, 14 novembre 2025, au palais de Carthage, Mohamed Ali Nafti, ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger.
Dès le début de l’entretien, le chef de l’État a insisté sur la nécessité de redoubler d’efforts pour mieux accompagner et soutenir les Tunisiens résidant à l’étranger. Il a réaffirmé que la Tunisie demeurera fidèle à ses principes et aux fondements de sa politique extérieure, dont le non-alignement constitue un pilier central, d’après un communiqué publié à 3h54 du matin.
Le président a rappelé que le préambule de la Constitution du 25 juillet 2022 stipule clairement que la Tunisie refuse d’adhérer à des alliances extérieures et rejette toute ingérence dans ses affaires internes. Il a également souligné l’importance pour le pays de diversifier ses partenariats stratégiques de manière à servir au mieux ses intérêts nationaux.
Kaïs Saïed a par ailleurs évoqué la nécessité de réviser plusieurs accords internationaux dont la Tunisie n’a pas tiré profit. Selon lui, certains de ces accords, déséquilibrés, se sont révélés préjudiciables à l’économie nationale dans de nombreux secteurs.
S.F











Commentaire
HatemC
Le flou comme méthode de gouvernement
Kaïs Saïed annonce vouloir « réviser plusieurs accords internationaux dont la Tunisie n’a pas tiré profit ».
Très bien. Sur le papier, c’est séduisant. Dans les faits, c’est une déclaration creuse, stratégiquement floue et politiquement commode.
Ce président répète sa doctrine :
non-alignement, refus d’ingérence, autonomie souveraine.
Tout ça sonne noble… sauf qu’en pratique, la Tunisie n’a aujourd’hui ni capacités militaires, ni puissance économique, ni ressources financières pour jouer aux pays “non-alignés” à la manière de l’Inde ou du Brésil.
Dire « diversifier les partenariats», Très bien.
Mais avec quel plan, quels secteurs, quelles priorités ?
C’est comme dire : “Je veux devenir riche” sans dire comment.
“Réviser les accords internationaux” — mais toujours sans les nommer
Je vais en nommer 2 à sa place
– Accord d’association Tunisie–UE ?
Jamais cité explicitement. Pourtant c’est 80 % du commerce tunisien.
– Accord ALECA (jamais signé) ?
Il n’existe même pas. Facile à “réviser”.
Les accords ne sont pas “déséquilibrés”, c’est l’État tunisien qui est désorganisé.
En réalité, aucun accord n’a été nommé car en nommer un seul obligerait le président à affronter la réalité et les conséquences économiques.
Un moyen de dire : “Si rien ne marche, ce n’est pas de ma faute, ce sont les accords, les étrangers, les traîtres, les ingérences.” … Pauvre Homme il patauge dans la semoule … HC