La Fédération générale de l’enseignement secondaire a décidé, dimanche 16 novembre 2025, de durcir le ton face au ministère de l’Éducation. Lors de son instance administrative tenue au siège de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) sous la présidence d’Abdallah Euchi, secrétaire général adjoint de la centrale syndicale, elle a annoncé deux mesures fortes :
« En attendant la publication de la circulaire officielle :
- Organisation d’un rassemblement devant le ministère de l’Éducation pendant les vacances d’hiver, la date et l’horaire seront fixés ultérieurement.
- Boycott de toutes les formes d’évaluation continue à partir du deuxième trimestre », lit-on dans un post Facebook.
Ces décisions s’inscrivent dans le cadre des mobilisations en cours pour défendre les revendications des enseignants du secondaire.
La Fédération générale de l’enseignement secondaire dénonce depuis plusieurs mois une exclusion systématique du dialogue social de la part des ministères de l’Éducation et de la Jeunesse et des Sports. Dans un communiqué du 4 septembre 2025, elle accuse les autorités de bloquer toute discussion depuis le 31 janvier 2025 et de marginaliser le partenaire social, notamment sur des dossiers sensibles comme les mutations, les affectations pour raisons de santé ou encore les nominations de directeurs et de surveillants généraux, qu’elle considère arbitraires et propices au favoritisme.
La Fédération tient les ministères pour responsables des tensions susceptibles de perturber la rentrée scolaire et appelle à toutes les formes de mobilisation pour défendre les droits des enseignants et le droit syndical, y compris le boycott des heures supplémentaires et des discussions contraires à l’accord du 8 juillet 2011.
Dans une interview accordée le 11 septembre 2025, Mohamed Safi, secrétaire général de la Fédération, a souligné l’état critique des établissements scolaires : classes surchargées, manque de ressources humaines, violence, absence d’entretien et risque pesant sur la tenue des examens. Il a dénoncé le favoritisme dans les mutations et les nominations, l’absence de consultation de la Fédération et la rupture totale du dialogue, allant jusqu’à interdire à ses représentants l’accès aux locaux du ministère.
Selon lui, les protestations récentes visent à défendre le droit syndical et à exiger un dialogue réel et constructif, indispensable pour garantir une rentrée scolaire digne et équitable.
I.N.











Commentaire
Mohamed Daouas
notre DEUXIEME INDEPENDANCE nécessite des investissements publics pour l’éducation, la santé et surtout le combat urgent et sans relâche contre l’oisiveté et le chômage de notre jeunesse , la création de l’emploi en collaboration public et privé à cette période est primordiale et trés assurant pour notre économie et notre social, seules la stabilité et la paix sociales sont les garantes du dévelopement et de faire face à la sauvagerie d’ une concurrence mondiale qui s’aggrave d’une année à une autre