La Fédération générale de l’enseignement de base relevant de l’UGTT a annoncé, à l’issue de la tenue de son instance administrative, mardi 18 novembre 2025, une grève sectorielle pour le 26 janvier 2026. Cette décision intervient dans la continuité d’un mouvement social installé depuis plusieurs mois et marqué par des revendications restées sans réponse.
En octobre 2025, les enseignants du primaire avaient déjà décrété une grève faute d’une invitation à une séance de conciliation de la part du ministère de l’Éducation ou de celui des Affaires sociales. Le secrétaire général adjoint de la Fédération, Iqbal Azzabi, avait alors affirmé que la centrale n’avait reçu « aucun appel au dialogue », soulignant la détermination des enseignants à défendre leurs revendications après plus de six mois de silence de la tutelle. Il avait estimé que le ministère avait « fermé toutes les portes de la négociation », poussant la profession à recourir au débrayage. Cette journée de grève s’était déroulée selon un mode d’action précis : présence des instituteurs dans leurs écoles dans la matinée, suivie de rassemblements devant les unions régionales de l’UGTT. Une commission administrative sectorielle s’était réunie par la suite pour décider des prochaines formes de mobilisation.
Les revendications portées par la Fédération concernent en premier lieu l’amélioration de la situation financière des enseignants, la révision du système de promotions et des primes, ainsi qu’un plan clair de réforme du système éducatif, confronté à de sérieux défis structurels et pédagogiques. Dans sa motion professionnelle du 1er août, la structure syndicale avait également appelé à la création d’une prime d’effort pédagogique, à l’ouverture d’un dialogue sérieux avec le ministère de tutelle, à l’application des accords déjà signés et au versement rapide des dus financiers des suppléants et des diplômés en sciences de l’éducation afin de leur permettre d’accéder aux promotions prévues.
La nouvelle grève annoncée pour le 26 janvier 2026 s’inscrit ainsi dans la continuité de ces revendications, restées jusqu’ici sans avancée significative.
M.B.Z










