L’avocat et président de la section régionale de l’Ordre des avocats de Sousse, Zouhaïr Belhaj Omar, s’est exprimé mercredi 19 novembre 2025 au sujet du décès de l’avocate Asma Mbarki, retrouvée sans vie à son domicile dans des circonstances initialement qualifiées de suspectes.
Intervenant dans l’émission Sbeh Ennes sur Mosaïque FM, Me Belhaj Omar a indiqué que le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Sousse avait été alerté dans l’après-midi du lundi, après que des confrères ont signalé une absence inhabituelle de la défunte. Selon ses précisions, l’avocate ne répondait plus aux appels téléphoniques depuis deux jours, ce qui a conduit les autorités judiciaires et sécuritaires à engager les procédures d’usage pour vérification.
Dépêchées sur les lieux, les unités de la police judiciaire ont découvert le corps sans vie de la jeune avocate à l’intérieur de son domicile. Conformément aux protocoles d’enquête, des équipes de la police technique et scientifique se sont rendues sur place afin de procéder aux premières constatations. D’après les éléments préliminaires communiqués par Me Belhaj Omar, la police a relevé qu’il s’agissait d’un décès d’apparence naturelle, sans indication immédiate de violence externe.
Le président de la section régionale des avocats de Sousse a ainsi démenti les informations relayées sur les réseaux sociaux, lesquelles évoquaient la présence de traces de violence sur le corps de la défunte. Ces allégations avaient été notamment avancées la veille par le président de l’Observatoire tunisien des droits de l’Homme, Mostafa Abdelkebir, qui avait affirmé que des marques suspectes avaient été observées, laissant supposer d’autres causes au décès.
Me Belhaj Omar a conclu en rappelant que seule l’enquête officielle, conduite sous l’autorité du ministère public, est habilitée à déterminer les circonstances exactes du décès de l’avocate.
Quelques jours plus tôt, un autre décès a secoué le corps judiciaire. Le 13 novembre, l’avocat Karim Kraznadji, s’est effondré soudainement dans le hall du tribunal. Selon les précisions fournies par le président de l’Ordre régional des avocats de Tunis, Me Laâroussi Zguir, le défunt a été victime d’un arrêt cardiaque foudroyant.
Au-delà de l’émotion suscitée par cette disparition, Me Zguir avait attiré l’attention sur un enjeu plus large : les conditions de travail éprouvantes auxquelles sont confrontés les avocats et magistrats. Il avait évoqué la pression quotidienne, le stress continu et les difficultés structurelles pesant sur la profession, des facteurs susceptibles d’affecter la santé physique et psychologique de ceux qui œuvrent au bon fonctionnement du service public de la justice.
N.J












