La présence des jeunes médecins devant l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), ce mercredi 19 novembre 2025, a trouvé un écho dans l’hémicycle. Plusieurs députés ont interpellé le ministre de la Santé en insistant sur un point jugé essentiel : un accord signé doit être appliqué. Ils ont rappelé que la continuité de l’État implique le respect des engagements, en particulier lorsqu’il s’agit des conditions de travail de milliers de jeunes praticiens.
D’autres parlementaires ont profité de la plénière pour attirer l’attention sur les besoins des régions. Ils ont plaidé pour la création de services spécialisés dans de nombreux hôpitaux locaux et régionaux, estimant que rapprocher les soins des habitants reste une priorité.
Les élus de Médenine, eux, ont relancé un dossier longtemps attendu : la création d’une faculté de médecine dans le gouvernorat. Ils affirment qu’un panneau annonçant le projet trône bien sur le terrain prévu, mais que rien n’a encore démarré concrètement.
La colère des jeunes médecins s’invite devant le Parlement
L’examen du budget du ministère de la Santé s’est déroulé aujourd’hui sous le regard attentif… et présent, cette fois, des jeunes médecins. Rassemblés devant l’ARP, internes, résidents et étudiants en médecine ont répondu à l’appel de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins (OTJM), venue rappeler que l’accord signé le 3 juillet 2025 n’a toujours pas été mis en œuvre.
Dans leur communiqué publié le 13 novembre, les jeunes praticiens avaient annoncé une grève nationale d’un jour et une manifestation devant le Parlement. Ils dénoncent notamment le non-versement des indemnités de garde, le blocage des mesures liées au service civil et l’attente prolongée du décret portant augmentation salariale à compter du 1ᵉʳ janvier 2026. Les urgences sont restées opérationnelles, tandis que les autres services se sont limités aux gardes.
À l’extérieur comme à l’intérieur du Parlement, la journée aura surtout mis en lumière une même demande : que les promesses faites aux jeunes médecins soient enfin suivies d’effet.
M.B.Z













2 commentaires
HatemC
Qui a nommé ce ministre ? Il applique la politique de celui qui l’a nommé …
On accuse le ministre de la Santé, mais c’est du théâtre.
Le ministre n’a aucun pouvoir réel : il applique la volonté de son chef, point final.
En Tunisie, on adore se tromper de cible : on brûle les fusibles et on laisse intact le générateur du chaos…. HC
Hannibal
Le générateur du chaos se désintégrera tout seul parce qu’il est hanté par des fantômes et miné par une paranoïa