Ils sont arrivés tôt, ce mercredi 19 novembre 2025, devant l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Étudiants en médecine, internes, résidents et jeunes praticiens ont répondu à l’appel de l’Organisation tunisienne des jeunes médecins pour une journée de grève nationale, décidée après des mois de revendications restées sans réponse. En marge de la séance consacrée au budget du ministère de la Santé, ils ont choisi de se rassembler là où leurs préoccupations devraient être entendues : face aux élus et à la tutelle.
Dans une atmosphère à la fois calme et déterminée, les manifestants ont déployé des pancartes qui racontent, mieux que de longs discours, l’épuisement d’une génération qui dit vouloir « simplement travailler dans des conditions dignes ». Les slogans, parfois abrupts, traduisent la lassitude d’un corps en formation confronté à des retards, des engagements non tenus et une charge de travail qu’ils jugent disproportionnée.
« Nous voulons vivre dans notre pays », scandaient plusieurs étudiants, rappelant que l’exode n’est plus un choix mais, pour beaucoup, une fuite devant la précarité. Sur d’autres pancartes, la colère s’exprimait directement contre la lenteur administrative : « Issues de l’accord : nous allons examiner, nous allons faire… nous attendons ». Certains dénonçaient l’absence de perspectives : « Nous ne sommes pas les pions de vos échecs ».
Au fil de la matinée, les messages se sont faits plus accusateurs : « Un ministère toxique qui ne paye pas et n’enseigne pas », « Promesses illusoires et violations de la loi ». Une autre pancarte, plus radicale, affichait : « L’esclavagisme est fini ».
Autant de formules qui traduisent l’ampleur du malaise, mais aussi la volonté de cette génération de faire évoluer un système qu’elle juge à bout de souffle.
Pour ces jeunes médecins, la journée du 19 novembre n’a pas seulement été une grève : c’était une manière de rappeler qu’avant de soigner, il faut pouvoir apprendre, travailler et évoluer dans un environnement respectueux et sécurisé.





Photos : Legal Agenda – Tunis
M.B.Z













Commentaire
HatemC
C’est trop d’honneur pour ces pseudo députés inutiles …. le responsable se trouve à Carthage …