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Enseignement de base : la Fédération annonce une montée en puissance de la contestation

Par Nadya Jennene

Le secrétaire général adjoint de la Fédération de l’enseignement de base, relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Taoufik Chebbi, a détaillé, jeudi 20 novembre 2025, les actions de protestation que le secteur s’apprête à engager dans les prochaines semaines.

Invité de l’émission Sbeh El Ward sur Jawhara FM, il a indiqué au micro d’Hatem Ben Amara que la Fédération a arrêté une série de mouvements régionaux qui devraient culminer dans une « journée de colère », dont la date n’a toutefois pas encore été fixée. À ces actions s’ajoute une grève nationale programmée pour janvier 2026.

Taoufik Chebbi a rappelé que la Fédération avait déjà observé une grève le 7 octobre dernier, décidée en août, en réaction au « mutisme » du ministère de l’Éducation, alors même que le syndicat s’était déclaré ouvert au dialogue en amont de cette première mobilisation.

« À l’issue de la grève, nous avons immédiatement sollicité le ministère afin de tenir une séance de négociation. En vain. Nous lui avons adressé une lettre de relance, sans davantage de réponse. Le ministère persiste dans une politique d’indifférence et de déni », a-t-il affirmé.

Face à ce qu’elle qualifie de silence obstiné, la Fédération a donc décidé d’appeler à une nouvelle grève générale le 26 janvier 2026.

Selon le dirigeant syndical, plusieurs acquis du secteur ont été « sapés » par les autorités. Il cite notamment la remise en cause du mouvement de mutation des enseignants et des directeurs, la suppression pure et simple de la fonction d’adjoint au directeur, ainsi que les blocages touchant les promotions et les revalorisations salariales.

Taoufik Chebbi a également rappelé que les enseignants de l’enseignement de base figurent « au bas de l’échelle salariale », précisant qu’un instituteur perçoit au mieux 1500 dinars par mois, contre un salaire d’entrée avoisinant 1200 dinars.

« Le ministère nous humilie et nous dénigre pour une misérable prime de rendement qui ne dépasse pas 35 dinars par trimestre », a-t-il dénoncé.

Il a en outre évoqué la prime de frais de scolarité versée à la rentrée, dont le montant « ne dépasse pas 75 % du salaire », un niveau jugé indécent par la Fédération.

M. Chebbi a conclu en accusant le ministère d’« avoir spolié » les enseignants promus en 2023, dont les augmentations n’ont toujours pas été versées, la tutelle invoquant l’absence de signature du ministre sur la liste officielle des bénéficiaires.

N.J

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