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Crise dans le secteur pharmaceutique : le Spot alerte sur une paralysie imminente

Le Syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (Spot) a publié, jeudi 20 novembre 2025, un communiqué alertant sur l’aggravation de la crise du secteur. Selon le syndicat, plusieurs facteurs convergent pour mettre en péril le fonctionnement du secteur.

Le Spot pointe notamment la rigidité du système bancaire, les difficultés rencontrées avec divers acteurs du secteur, ainsi que les retards chroniques de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) dans le règlement des créances des pharmaciens. La situation est également exacerbée par la fermeté de la Pharmacie Centrale et de certains fabricants locaux envers les grossistes.

« La crise avec les grossistes-répartiteurs ne cesse de s’intensifier. La situation échappe désormais à tout contrôle et le secteur se trouve menacé de paralysie totale », prévient le communiqué.

Pour tenter de résoudre cette impasse, le Spot indique qu’une réunion avec les grossistes est en cours de programmation afin d’« examiner les pistes de solutions permettant de parvenir à un accord équilibré entre les différentes parties prenantes ».

En attendant des mesures concrètes, le syndicat recommande aux pharmaciens de renforcer la gestion de leur trésorerie et de rester particulièrement vigilants face à l’évolution de la situation.

Tensions persistantes avec la Cnam

Cette crise s’inscrit aussi dans la continuité des tensions entre le Spot et la Cnam. Le 10 novembre 2025, le syndicat avait dénoncé le refus de la Cnam de régler certaines créances dues aux pharmaciens, malgré la disponibilité des fonds après encaissement des cotisations.

Le Spot avait alors qualifié ce comportement de « manquement grave aux principes de gestion d’un service public » et alerté sur le risque d’un effondrement du partenariat entre pharmaciens et institutions publiques. Les pharmaciens y étaient présentés comme des partenaires essentiels de la santé publique, victimes d’une volonté de la Cnam d’épuiser les officines tout en les rendant responsables de décisions sur lesquelles elles n’ont aucune prise.

Le syndicat avait appelé le gouvernement et le ministère des Affaires sociales à intervenir rapidement, soulignant que la poursuite de cette dérive met en péril l’accès aux soins et la disponibilité des médicaments pour les citoyens.

Cette accumulation de tensions institutionnelles et économiques met désormais l’ensemble du secteur pharmaceutique tunisien face à un risque de paralysie sans précédent, avec des conséquences directes pour la distribution des médicaments et la santé publique.

R.B.H

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