Le président de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), Samir Majoul, a appelé, lors d’une rencontre, jeudi 20 novembre 2025, avec une délégation de la Banque mondiale, à la création d’une ligne de financement en devises destinée à accompagner l’internationalisation des entreprises tunisiennes et à renforcer leur présence sur les marchés étrangers, lit-on dans un communiqué de l’organisation patronale.
Cette visite s’inscrit, selon la même source, dans le cadre de la mission technique conjointe menée par une délégation de la Banque mondiale, consacrée au suivi de la mise en œuvre du projet « Appui à la relance économique des petites et moyennes entreprises » et du projet « Soutien aux start-up et aux PME innovantes », programmée du 17 au 21 novembre 2025.
Après avoir passé en revue le niveau de recours des entreprises tunisiennes à la ligne de crédit de 120 millions de dollars accordée par la Banque mondiale en 2023, les deux parties ont examiné les pistes permettant d’en optimiser l’efficacité et d’en maximiser les retombées au profit de l’économie nationale.
Ce mécanisme a, rappelons-le, été conçu pour soutenir le projet d’appui aux petites et moyennes entreprises pour la relance économique.
Durant cette rencontre, le président de l’Utica et la délégation de la Banque mondiale en outre permis d’aborder les défis auxquels sont confrontées les petites et moyennes entreprises ainsi que les moyens de les soutenir, de stimuler leur capacité d’innovation et de les aider à suivre le rythme des évolutions technologiques.
Les discussions ont porté, également, sur la mise en œuvre prochaine de la taxe carbone européenne et la préparation du secteur industriel tunisien aux exigences de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF). Les deux parties ont notamment évalué le degré de préparation des entreprises face à ces transformations réglementaires majeures, a-t-on ajouté dans le communiqué.
Samir Majoul a, à cette occasion, réitéré l’engagement de la Tunisie dans la transition vers une économie bas carbone et la poursuite de ses efforts en matière d’investissement dans l’économie verte et de consolidation de la souveraineté énergétique, mettant, toutefois, en garde contre l’impact que pourraient avoir de nouvelles restrictions sur les exportations tunisiennes. Cela risque, en effet, de fragiliser davantage le tissu économique et de réduire la compétitivité des entreprises nationales, selon la même source.
Dans ce contexte, la réunion a porté sur le renforcement du partenariat entre l’Utica et la Banque mondiale afin de soutenir davantage les PME et contribuer à l’élaboration de stratégies efficaces pour une relance économique durable en Tunisie.
N.J










