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Issam Chebbi et Ghazi Chaouachi refusent le procès à distance, mais soutiennent Ridha Belhaj

Par Sarra Hlaoui

L’avocat Abdorahman Hassen Chouchane a rendu visite, dans l’après-midi du vendredi 21 novembre 2025, à deux figures de l’opposition incarcérées dans l’affaire dite de complot contre la sûreté de l’Etat, Ghazi Chaouachi et Issam Chebbi, détenus respectivement aux prisons d’Ennadhour et de Borj Erroumi. Selon son témoignage, les deux hommes demeurent « fermement attachés » à leur refus de participer aux procès organisés à distance, qu’ils jugent « illégitimes » et incompatibles avec « les principes élémentaires d’un procès équitable ».

Abdorahman Chouchane rapporte que Ghazi Chaouachi et Issam Chebbi estiment que cette forme de procédure « ne garantit aucune des conditions minimales d’une défense effective ».

Répression et justice à distance

Toujours selon Abdorahman Chouchane, Issam Chebbi lui a affirmé que « les verdicts sont déjà prêts », soulignant que « le pouvoir avait décidé dès le départ que tout juge innocentant les prévenus serait considéré comme complice ». Il estime que cette logique s’est déjà manifestée en première instance et qu’un verdict de condamnation sera, selon lui, « inévitable » en appel. issam Chebbi refuse de prendre part à ce qu’il qualifie de « mise en scène judiciaire ».

Pour sa part, Ghazi Chaouachi a évoqué deux motifs distincts justifiant son refus de comparaître à distance. D’une part, il réaffirme sa solidarité avec les autres détenus politiques opposés à cette procédure. D’autre part, il refuse d’être jugé par un magistrat « entaché de soupçons ». Ghazi Chaouachi a demandé à l’avocat d’introduire une requête en récusation contre ce juge.

En conclusion, les deux opposants ont exprimé leur soutien total à leur codétenu, l’avocat Ridha Belhaj, qui a choisi d’assister à l’audience afin d’assurer sa propre défense mais aussi celle de l’ensemble des prisonniers politiques. Ridha Belhaj entend démontrer, selon eux, le caractère politique des charges retenues et « réfuter toutes les accusations fabriquées de toutes pièces ».

La présence physique pour contrecarrer le récit du pouvoir

Dans la matinée, Me Abdorahman Hassen Chouchane s’est également rendu à la prison de Siliana pour rencontrer l’avocat et opposant Ridha Belhaj, incarcéré dans le cadre de l’affaire dite de complot contre la sûreté de l’État. À l’issue de cet entretien, il a indiqué que Ridha Belhaj avait finalement décidé d’assister à l’audience du 27 novembre 2025.

Ce dernier a expliqué avoir découvert que les messages qu’il avait adressés depuis sa cellule à la Cour – dans lesquels il justifiait son refus de comparaître par visioconférence – n’avaient pas été transmis aux juges par l’administration pénitentiaire. Estimant qu’il ne pouvait laisser cette situation se poursuivre, Belhaj a fait le choix de se présenter physiquement devant la juridiction afin de « contredire le récit du pouvoir » et de démonter ce qu’il décrit comme « des accusations fabriquées » visant les détenus politiques.

S.H

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3 commentaires

  1. HatemC

    Répondre
    21 novembre 2025 | 21h54

    là franchement c’est du n’importe quoi il faut accepter la confrontation … À un moment, il faut arrêter cette stratégie suicidaire.
    À force de refuser le procès, on finit par donner exactement l’image que le pouvoir veut : celle d’accusés qui fuient la confrontation.
    On peut juger la procédure illégitime, injuste, téléguidée — tout ce que vous voulez — mais un procès, même pipé, reste une scène politique.
    Et la laisser vide, c’est offrir au régime le monopole du récit.
    Le régime joue une pièce, oui. Mais si vous ne montez pas sur scène, vous laissez le rôle d’innocent… au pouvoir lui-même.

    Il y a eu des procès à distance lors de la COVID … faut y aller maintenant …

    À un moment, il faut arrêter de croire que l’absence est une stratégie.
    Dans un système politique verrouillé, ne pas se présenter, c’est s’enfermer soi-même … HC

    • @HatemKss(rawah)

      Répondre
      22 novembre 2025 | 13h06

      On ne participe pas à la Konfrontation pipée pipeau façon » face tu perds, pile je gagne » de l’appareil judiciaro-séKuritaire javeliseur (et Qôm bientôt javelisée du sol au zaKafond par tout un peuple boirsoufflé de ressentiment…) des enturbanées mollahrdeuses et autres 5 généraux parjurants Kriminels Coévideurs par dizaines de milliers…

      LIBERTE DIGNITE DE TRAITEMENT ET SOLIDARITE AUX CENTAINES DE PRISONNIER.E.S POLITIQUES COMME D’ OPINIONS EN PASSANT PAR LES MILLIERS DE PRISONNIER.E.S ANONYMES DE DROIT COMMUN INJUSTEMENT INKARCERÉ.E.S SANS AUKUNES E.KS.CEPTIONS !

  2. Utente Google

    Répondre
    21 novembre 2025 | 21h46

    C’est le dernier de nos soucis….des vautours qui dansent le bal du coq égorge… Nous apprecions ce que notre Glorieux prèsident élu legitimement est en train de fire pour le bien de notre Tunisie!

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