Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

À la Maison-Blanche, Mamdani et Trump jouent la détente politique

WASHINGTON, DC – 21 NOVEMBRE 2025 : Le président américain Donald Trump rencontre le maire élu de New York, Zohran Mamdani. Photo - ANDREW HARNIK / GETTY IMAGES VIA AFP

Oubliés les échanges acerbes des derniers mois : le président américain, Donald Trump et le prochain maire démocrate de New York, Zohran Mamdani, ont promis vendredi 21 novembre 2025, de travailler ensemble, échangeant sourires et amabilités dans le Bureau ovale.

« Je pense que vous allez avoir, je l’espère, un excellent maire. Plus il réussira, plus je serai content. (…) Nous allons l’aider à réaliser le rêve de tout le monde : avoir un New York fort et très sûr », a déclaré le président américain, qui avait qualifié à répétition Zohran Mamdani de « communiste » pendant la campagne municipale.

L’élu démocrate a, lui, jugé « très productive » son entrevue avec le milliardaire républicain.

Il a souligné que leur réunion « n’avait pas porté sur les points de désaccord, qui sont nombreux », mais sur leur « objectif commun d’être au service des New-Yorkais » pour lutter contre la vie chère, sa grande promesse de campagne.

« Despote »

Pendant leur apparition commune devant les caméras, Donald Trump, lui-même New-Yorkais, a presque pris sous son aile le démocrate de 34 ans, prédisant qu’il allait « surprendre certains conservateurs ».

Interrogé sur des propos passés de Zohran Mamdani, qui l’avait qualifié de « despote », Donald Trump — pourtant réputé rancunier — a répondu sur un ton léger : « On a dit de moi des choses bien pires que despote. Donc ce n’est pas si insultant que ça. Peut-être qu’il changera d’avis. »

Le républicain de 79 ans, toujours avide d’attention médiatique, s’est félicité de l’intérêt suscité par cette rencontre, qui a provoqué une affluence particulièrement forte de journalistes à la Maison-Blanche.

Le président américain a félicité son visiteur pour sa campagne « incroyable », qu’il a débutée en parfait inconnu pour finir non seulement maire élu, mais nouvelle étoile des progressistes américains.

« Il a dit que beaucoup de mes électeurs avaient en fait voté pour lui », a noté Donald Trump.

— « Un sur dix », est intervenu le maire élu.
— « Ça me va », a conclu le président américain.

« J’ai l’intention de dire clairement au président Trump que je travaillerai avec lui sur tout programme qui profite aux New-Yorkais. Si un programme nuit aux New-Yorkais, je serai aussi le premier à le dire », avait promis l’élu, musulman né en Ouganda dans une famille indienne, avant la rencontre.

Bon signe

Donald Trump avait soutenu son principal adversaire, Andrew Cuomo, ex-gouverneur démocrate de l’État. Mais le 4 novembre, Zohran Mamdani l’a emporté avec plus de 50 % des voix, lors d’un scrutin marqué par une participation record de plus de deux millions d’électeurs, du jamais vu depuis 1969.

Au-delà de leurs désaccords, Zohran Mamdani ne peut se permettre une rupture totale avec le président américain, qui avait menacé de couper les fonds fédéraux destinés à New York ou encore d’envoyer la Garde nationale dans plusieurs bastions démocrates.

En attendant sa prise de fonction, le 1ᵉʳ janvier, le futur maire tente aussi de rassurer ceux qui s’inquiètent de son inexpérience — son seul mandat étant celui d’élu de quartier à l’Assemblée de l’État de New York.

Après avoir choisi comme bras droit Dean Fuleihan, haut fonctionnaire vétéran de la politique locale âgé de 74 ans, l’élu démocrate a reconduit à la tête de la police Jessica Tisch, professionnelle au profil ferme, créditée d’avoir fait reculer la criminalité à New York.

La nomination n’a pas échappé à Donald Trump.

« C’est un bon signe », a-t-il jugé vendredi, notant que la cheffe de la police entretenait des liens d’amitié avec sa fille Ivanka.

« Bien qu’il n’ait abandonné aucun de ses objectifs politiques, le fait que Zohran Mamdani conserve certains hauts responsables de l’administration sortante, qu’il avait pourtant vertement critiqués, semble indiquer que sa révolution aura des garde-fous », estime Grant Reeher, professeur de sciences politiques à l’Université de Syracuse.


© Agence France-Presse

Subscribe to Our Newsletter

Keep in touch with our news & offers

Contenus Sponsorisés

3 commentaires

  1. Fares

    23 novembre 2025 | 9h53

    Test formattage de texte, pour tester les possibilités offertes par le BN. Comme par exemple

    les listes
    de plusieurs items

  2. HatemC

    22 novembre 2025 | 11h42

    Après son entrevue avec le maire de New York, une chose est claire : ce président est déjà entré dans l’Histoire. L’Amérique tient en lui un leader déterminé, patriote, animé d’une rage de servir son pays. Les insultes de caniveau des socio-gauchos ? Sans effet.
    Sa mission : hisser son pays au sommet.
    Et il est en train de le faire.
    Et sur les questions internationales, il reste le seul maître du jeu ….

    • @HatemKss(rawah)

      22 novembre 2025 | 13h52

      Vient le plus difficile pour Mamdani and Co. : célébrer la victoire avec humilité puis aller de l’avant, bien entouré et accompagné sans discontinuee afin de dépasser en authentique agent de paix les Trumpeurs agents de conservation de l’ordre dominant humanicide à terme toujours plus rapproché…