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Neuf dirigeants d’Ennahdha condamnés à Béja : le mouvement crie à l’injustice et aux violations procédurales

Par Myriam Ben Zineb

Le mouvement Ennahdha a vivement réagi au verdict rendu par la chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis dans l’affaire connue sous le nom de dossier Béja. Neuf de ses dirigeants ont été condamnés pour complot et imputation de faits mensongers à un fonctionnaire public.

Selon le communiqué du mouvement, publié lundi 24 novembre 2025, l’affaire a démarré à la suite d’une dénonciation qualifiée de mensongère émanant d’une personne restée anonyme. Ennahdha assure que la défense a présenté plusieurs éléments, dont des constatations et des jugements, censés prouver l’innocence des accusés, sans que le tribunal ne les prenne en considération.

Le mouvement évoque également des violations procédurales. Il affirme que la brigade ayant procédé à l’enquête, aux arrestations et aux perquisitions n’était pas territorialement compétente et qu’elle a appliqué des procédures relevant de la loi antiterroriste sans en avoir les prérogatives. Les accusés déclarent en outre avoir été menacés durant leur garde à vue et interrogés sur d’autres noms, dans l’objectif, selon Ennahdha, d’impliquer davantage de dirigeants.

Pour le mouvement, le procès revêt un caractère strictement politique. Il souligne que les questions posées aux prévenus concernaient essentiellement leur appartenance politique, sans attribution d’actes criminels concrets. Les peines prononcées, allant de deux à douze ans de prison assorties de cinq années de contrôle administratif, ont été décidées lors d’une audience à distance où les détenus auraient été privés d’un procès équitable.

Ennahdha replace ce verdict dans un contexte marqué, selon lui, par une intensification des restrictions visant militants et opposants, y voyant un signe supplémentaire de l’instrumentalisation du pouvoir judiciaire.

Le mouvement annonce ainsi sa dénonciation des jugements rendus et sa solidarité avec les condamnés, accompagnée d’un appel à leur libération immédiate et à l’arrêt des poursuites. Il impute par ailleurs aux autorités la responsabilité de la dégradation du fonctionnement du système judiciaire et exhorte les forces nationales et les organisations de défense des droits humains à préserver son indépendance.

En conclusion, Ennahdha réaffirme son engagement à défendre toutes les personnes qu’elle estime victimes d’injustice et considère que l’État de droit ne pourra se consolider qu’à travers une réforme réelle et profonde du système judiciaire.

M.B.Z

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2 commentaires

  1. Judili58

    Répondre
    24 novembre 2025 | 14h28

    Et après quelques années ils seront amnistiés et percevront une indemnisation que nous ou nos enfants paieront . Et cela en dehors du fait que la justice les élève au rang de « héros ».

    • Citoyen_H

      Répondre
      25 novembre 2025 | 12h54

      JE NE LE PENSE PAS

      Après avoir constaté le niveau du carnage qu’ils infligèrent à notre NATION, plus personne ne leur accorde le moindre intérêt.
      Ils se feront cracher à la figure, si cela se produisait !

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