La Chambre nationale des distributeurs de bouteilles de gaz domestique, relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica), a publié, mercredi 26 novembre 2025, un communiqué signé par son président, Mohamed Mnif, dans lequel elle dénonce l’absence de solutions face aux difficultés croissantes du secteur.
Des revendications restées sans réponse
Selon le communiqué, les professionnels se sont réunis le jour même au siège de l’Utica pour examiner les problèmes persistants qui entravent leur activité. Ils pointent notamment :
- Le non-respect par les autorités de tutelle du procès-verbal de la réunion du 23 mars 2022, tenue au ministère du Commerce, portant sur l’amendement du décret du 4 mars 2022 relatif à l’organisation de la distribution du gaz liquéfié. Un texte dont l’application actuelle « a des répercussions négatives sur l’approvisionnement du marché en cette matière vitale ».
- Le non-versement de la prime de transport de 0,04 dinar, en suspens auprès du ministère de l’Industrie depuis plus de deux ans.
- L’absence d’augmentation de la prime de distribution pour les années 2023, 2024 et 2025, malgré la flambée des coûts supportés par les distributeurs.
Les professionnels expriment « leur profond mécontentement » face à la non-réponse des autorités, malgré les nombreuses correspondances, demandes de réunion et sollicitations restées sans suite. Ils dénoncent également le refus des responsables de « s’asseoir à la table du dialogue », alors même que les revendications du secteur sont jugées légitimes.
Face à ce qu’ils qualifient de « politique de désintérêt et d’absence d’écoute », et estimant que la pérennité de la profession est désormais menacée, les distributeurs annoncent qu’ils recourront à toutes les voies légales pour défendre la continuité de leur activité.
Mobilisation pour sécuriser l’approvisionnement hivernal
Deux jours auparavant, M. Mnif avait assuré que « toute la chaîne d’approvisionnement est mobilisée pour éviter les pénuries durant l’hiver ». Il avait souligné que des investissements ont été réalisés dans les centres de remplissage afin de moderniser les équipements, augmenter les cadences et renforcer les contrôles, tout en rappelant que « la faiblesse des capacités de stockage reste le principal point de vulnérabilité ».
Malgré ces contraintes, « le prix de la bouteille de gaz demeure fixé à 8,8 dinars », sans aucune hausse prévue. M. Mnif avait également affirmé que « la coordination entre les différents acteurs du secteur a été renforcée pour prévenir toute tension sur l’offre ».
I.N.










