« Ce dossier ne fait que commencer« , a situé l’avocat général : une première audience sur l’éventuelle extradition vers la Tunisie de la fille cadette de l’ancien autocrate tunisien Zine El Abidine Ben Ali, Halima, s’est tenue mercredi 26 novembre 2025 à Paris, avant une prochaine étape le 10 décembre.
L’avocat général de la chambre de l’instruction, compétente en matière d’extradition, a demandé des compléments d’information à adresser aux autorités tunisiennes. Notamment pour s’assurer que le procès qui attendrait Halima Ben Ali en Tunisie ne relèverait pas de la politique mais du droit commun.
Il ressort du dossier évoqué à l’audience que les autorités tunisiennes reprochent principalement à la cadette de l’ancien autocrate, aujourd’hui dans sa trentaine, des infractions financières qui pourraient lui valoir jusqu’à 20 ans d’emprisonnement. Il est notamment question de blanchiment de capitaux provenant des fonds liés à l’exercice du pouvoir de son père.
La demande de complément d’information de l’avocat général, à destination des autorités tunisiennes, recouvre également des éléments sur la prescription de certains faits reprochés à Halima Ben Ali.
Son avocate, Samia Maktouf, a assuré que renvoyer sa cliente en Tunisie reviendrait à « une condamnation à mort« .
« Ma cliente n’a jamais commis de crime ou de délit et a quitté la Tunisie alors qu’elle était encore mineure« , à 17 ans, avait lancé l’avocate au moment de l’interpellation de sa cliente fin septembre à Paris à la demande des autorités tunisiennes. « On cherche à se venger de l’ancien chef d’Etat, son père, à travers elle« , a insisté son avocate.
Halima Ben Ali, qui vivait et travaillait à Dubaï, allait prendre l’avion pour rentrer chez elle après un séjour parisien lorsqu’elle a été interpellée à l’aéroport.
Le 14 janvier 2011, son père avait fui son pays après 23 ans au pouvoir à l’issue d’une révolte populaire déclenchée par l’immolation en décembre 2010 d’un vendeur ambulant de Sidi Bouzid (centre-ouest), excédé par la pauvreté et les humiliations policières.
Il était parti accompagné de sa seconde épouse Leila Trabelsi – l’une des personnalités les plus honnies de Tunisie-, leur fille Halima et leur fils Mohamed Zine El Abidine.
L’ancien autocrate aura passé les huit dernières années de sa vie en exil en Arabie saoudite.
© Agence France-Presse











2 commentaires
Roberto Di Camerino
Le juge de l’ injustice Tunisienne, sùrement un zelot ne cherche pas Justice, mais est pousse par qui vous savez afin de recuperer quelques millions d’euros ou dollars.
A 17 ans qu’est-ce qu’elle aurait pu faire pour meriter son sort.?
Avec un tel nom: Halima et Surnom Ben ALI elle aurait eu du mal à trouver un mari decent..
Gg
Il y a beaucoup d’OQTF à reprendre avant de s’attaquer à cette jeune femme qui était mineure à l’époque…