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Tensions sociales à la CPG : la Fédération des mines pointe les manquements de la direction

Par Nadya Jennene

La Fédération générale des Mines a mis en garde contre la détérioration du climat social au sein de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), imputant cette situation à l’absence de dialogue social et à une gestion jugée « irresponsable » des relations avec la partie syndicale. 

Dans un communiqué relayé, mercredi 26 novembre 2025, par l’organe de presse de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), la Fédération des mines a exhorté la direction générale de la CPG ainsi que le ministère de tutelle à engager, sans délai, les réformes nécessaires afin d’endiguer la crise actuelle, les tenant responsables de toute atteinte susceptible de menacer la paix sociale.

La Fédération a, également, rendu publics des documents et correspondances adressés à la CPG, dans lesquels elle appelle à la mise en œuvre des engagements conclus entre les deux parties lors des différentes séances de négociation, notamment la réunion de la Commission centrale de conciliation, tenue en présence du ministre des Affaires sociales et sanctionnée par un procès-verbal signé. 

Ces engagements ont été systématiquement différés, la direction ne respectant ni les échéances convenues ni les modalités d’application fixées, selon l’organisation syndicale. 

Selon la même source, la CPG justifie ces reports par un manque de liquidités. Une argumentation jugée incohérente par la Fédération des mines, qui rappelle que les responsables de l’entreprise ont eux-mêmes déclaré, à travers plusieurs interventions médiatiques et réunions internes, avoir enregistré un volume de production dépassant les niveaux des années précédentes, atteignant quatre millions de tonnes.

Dans le même temps, dénonce encore la Fédération, la CPG n’a pas procédé au recouvrement de ses créances auprès du Groupe chimique tunisien et de la Société tuniso-indienne d’engrais (TIFERT), créances estimées à plusieurs centaines de millions. Malgré ces impayés, la direction générale a eu recours à de nouveaux emprunts, également de plusieurs centaines de millions, contractés à des conditions jugées « pénalisantes », aggravant davantage la situation financière de l’entreprise.

Cette fragilité financière s’est répercutée directement sur les obligations de la CPG envers son personnel : retards dans le versement des prêts sociaux dédiés aux agents, défaillances dans la fourniture des équipements de travail, irrégularités dans le paiement de la prime de productivité, ainsi que l’absence d’avancées dans la révision du statut particulier.

La Fédération appelle, en conséquence, à une intervention urgente des autorités compétentes et à l’ouverture d’un dialogue social effectif, seule voie, selon elle, pour restaurer la stabilité sociale et assurer la pérennité de l’entreprise dans un secteur stratégique pour l’économie nationale.

N.J 

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Commentaire

  1. Gg

    27 novembre 2025 | 11h26

    Et la rénovation des usines, l’environnement ?
    Rien, on s’en fout…