Seulement 4,83 milliards de dinars en compensation ont été dépensés jusqu’à fin septembre 2025 sur les 11,59 milliards de dinars prévus dans la Loi de finances 2025 (LF 2025) : même pas la moitié du budget alors que neuf mois sur douze sont passés. C’est ce qui ressort des résultats provisoires de l’exécution du budget de l’État à fin septembre 2025 que le ministère des Finances vient de publier.
Dans le détail, 696,2 millions de dinars ont été dépensés pour les produits de base sur les 3,8 milliards de dinars prévus dans la LF 2025. 3,53 milliards de dinars ont été consacrés aux carburants sur les 7,09 milliards de dinars prévus dans la LF 2025. Et 601,3 millions de dinars ont été versés pour le transport sur les 0,68 milliard de dinars prévus dans la LF 2025.
Selon le ministère, 73,1 % du montant de la compensation dépensé a été consacré aux carburants, 14,4 % aux produits de base et 12,5 % au transport.
Comme à l’accoutumée, l’État a réglé ses propres créances avant de payer ses prestataires. Ainsi, les bénéficiaires de la compensation n’ont pas été payés depuis plusieurs mois, accumulant entre douze et dix-sept mois d’impayés, pour un montant dépassant le milliard de dinars à fin décembre 2024.
Selon des témoignages recueillis par Business News auprès de certains bénéficiaires, les industriels du secteur laitier et les boulangers sont les plus touchés.
I.N.











Commentaire
Judili58
Qu’à cela ne tienne les industriels du lait se rattrapent sur le yaourt , le fromage , le lben , le raeb et le beurre. Pour les boulangers ils se rattrapent sur les pains dits « spéciaux » , la pâtisserie, la confiserie et même l’épicerie puisque plusieurs boulangeries vendent en plus du pain plusieurs autres produits. Ceci pour les produits de base. Pour les carburants tout le monde sait que l’état reprend par la main gauche ce qu’il donne de la main droite grâce à la fiscalité sur les carburants. Pour le transport regardez la situation financière des sociétés de transport et vous comprendrez vite la réalité de la compensation. En résumé les montants faramineux inscrits au budget de l’état ne correspondent à la réalité. C’est le citoyen qui paye d’une manière directe ou indirecte la compensation. Les illuminés vont dire oui mais il en bénéficie. Certes mais ceci pose le gros problème de la transparence et de la confiance .