Le climat dans plusieurs établissements scolaires de Sousse s’alourdit de manière inquiétante. Les violences répétées dans les collèges, mêlant agressions physiques, usage d’armes blanches et actes de délinquance, suscitent désormais une préoccupation générale parmi les éducateurs et la société civile.
Dans une intervention jeudi 27 novembre 2025 dans l’émission Cappuccino sur Jawhara FM, un activiste de la société civile, Sofiene Mzoughi, a alerté sur la situation.
Sur les deux derniers jours, au collège Ezzahra Souk Lahad, des incidents ont de nouveau été signalés, a indiqué l’activiste et observateur local. Il raconte qu’un élève a été agressé à l’arme blanche par des individus du voisinage, ce qui illustre la gravité du phénomène. Parallèlement, des enseignants ont été victimes d’attaques perpétrées par certains élèves, traduisant un climat de tension et de défiance croissante au sein de l’établissement.
Sofiene Mzoughi a déploré les limites de l’intervention policière. Les forces de l’ordre font ce qu’elles peuvent, mais leurs efforts restent insuffisants, selon ses dires. Pointant également la circulation de drogues et la recrudescence de petits délits dans les environs des collèges, il a plaidé pour la mise en place d’unités policières permanentes sur site afin de prévenir la reprise des violences dès le départ des patrouilles.
Face à cette escalade, l’activiste a exhorté à une responsabilisation accrue des parents et à l’application stricte de sanctions adaptées aux auteurs des faits. L’ampleur et la récurrence de ces incidents placent désormais la sécurité des établissements scolaires de Sousse sous le feu des projecteurs, appelant à des mesures urgentes et coordonnées pour enrayer ce cycle de violence.
Ces cas de violences ne sont pas isolés. Vendredi dernier, au lycée de la ville de Makthar, un élève d’environ seize ans a agressé son professeur de français en plein cours. Le syndicat local a dénoncé une situation devenue « ingérable » en raison du manque flagrant d’encadrement au sein de l’établissement.
N.J












Commentaire
Citoyen_H
« KHOB’Z OU MÈ, ET ZABA, LÉ »
n’est-ce pas !