Le Sénat italien a définitivement adopté, par scrutin à main levée, le décret-loi portant dispositions urgentes relatives à l’entrée régulière des travailleurs et citoyens étrangers ainsi qu’à la gestion du phénomène migratoire, communément désigné « décret Flussi », a annoncé, mercredi 26 novembre 2025 l’agence Nova.
Composé de douze articles, ce texte réforme en profondeur les procédures d’entrée pour motifs professionnels, en ajustant les délais et les modalités de délivrance des autorisations de travail et en renforçant les contrôles relatifs aux déclarations.
Parmi les mesures majeures figurent la stabilisation des demandes et la limitation à trois requêtes par employeur, avec des dérogations prévues pour les professionnels qualifiés.
Le décret prévoit également des simplifications pour les travailleurs formés dans leur pays d’origine, notamment l’extension à douze mois du délai pour le dépôt des demandes de visa. La conversion des permis de séjour est élargie et la durée des titres pour les victimes de traite, d’exploitation ou de violence domestique est portée à un an, avec un accès à l’allocation d’inclusion sociale.
En matière de besoins extra-quota, la loi prolonge jusqu’en 2028 la possibilité d’entrées supplémentaires pour le secteur de l’assistance familiale et sociosanitaire et introduit une programmation triennale pour les programmes de volontariat.
Les dispositifs de lutte contre le travail illégal sont renforcés, avec une participation élargie à la Table ronde nationale et un meilleur accès au Fonds dédié.
En somme, le décret Flussi ouvre une porte légale et sécurisée pour les travailleurs tunisiens, notamment dans le social et la santé, mais derrière cette opportunité se cache un filtre rigoureux : seuls les profils qualifiés tireront pleinement profit de cette réforme, laissant les moins expérimentés en marge du marché de l’emploi italien.
N.J










