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« Embrasse la vipère ou tombe dans le puits » : le député Mohamed Ali sonne l’alarme sur la Loi de finances 2026

Par Nadya Jennene

Le député Mohamed Ali a annoncé que son groupe parlementaire — la Ligne souveraine nationale — ne donnerait pas son approbation au projet de Loi de finances 2026, dénonçant ses insuffisances structurelles et son impact limité sur le pouvoir d’achat des citoyens.

Intervenant dans l’émission Sbeh El Ward sur Jawhara FM, l’élu a indiqué, au micro de Hatem Ben Amara, que les augmentations salariales prévues dans la loi ne dépasseraient pas 50 dinars, un niveau qui, conjugué à l’inflation projetée et à un budget alourdi par les emprunts auprès de la Banque centrale (soit 25 milliards de dinars cumulés sur moins de deux ans), ne permettrait pas de répondre aux besoins fondamentaux des ménages.

Mohamed Ali a souligné que, sans ouverture de négociations sociales, la responsabilité politique pourrait retomber sur les décideurs. Il a averti que dans quatre à cinq mois, l’effet des augmentations salariales serait neutralisé par une inflation qui pourrait atteindre 8%, privant ainsi les citoyens de tout gain réel sur leur pouvoir d’achat.

Le député a mis en garde contre les conséquences politiques de décisions prises sans concertation préalable, indiquant que ce qui peut aujourd’hui sembler une victoire sociale pourrait se transformer en reddition de comptes pour les responsables des augmentations décidées unilatéralement.

Evoquant la discussion du projet de loi de finances 2026 en plénière, il a repris un dicton tunisien évocateur : « Embrasse la vipère ou tombe dans le puits » (plie devant le coup ou péris dans le gouffre, ndlr), illustrant la situation difficile dans laquelle se trouvent actuellement les parlementaires face à cette loi.

Au-delà de l’impact sur le pouvoir d’achat, Mohamed Ali a critiqué l’insuffisance des investissements prévus, estimant que le budget dépend trop des crédits et que la Loi de finances actuelle risque de se transformer en un instrument de remboursement des dettes plutôt qu’en un levier de croissance économique réelle. Il a qualifié cette approche de « contre-vérité pour le peuple et les finances publiques ».

Face à ces constats, le bloc de la Ligne souveraine nationale a donc choisi de ne pas soutenir le projet de loi de finances 2026, affirmant sa position en faveur d’une loi plus équilibrée et d’une approche transparente vis-à-vis des citoyens. 

N.J

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