La chambre criminelle de la cour d’appel de Tunis a décidé, ce vendredi, de reporter l’examen de l’affaire dite de la « Chambre noire » au ministère de l’Intérieur à la séance du 16 janvier 2026, a indiqué une source judiciaire à l’agence TAP.
Le report intervient à la demande de la défense, qui souhaitait disposer de temps pour consulter le dossier et préparer ses moyens de défense. Toutes les demandes de libération des prévenus ont été rejetées.
En mai dernier, la chambre criminelle du tribunal de première instance d’Ariana avait condamné huit accusés, dont d’anciens cadres sécuritaires, à huit ans de prison ferme. Trois autres prévenus, en fuite, avaient fait l’objet de mandats d’exécution immédiate.
Les accusés sont poursuivis pour « détournement, destruction et modification de pièces à conviction, de documents judiciaires et d’autres papiers ou objets confiés à des agents de l’autorité publique », selon l’acte d’accusation.
L’affaire avait été initialement instruite par le juge d’instruction du tribunal d’Ariana après la découverte « d’un nombre important de documents cachés dans un bureau fermé au sein du ministère de l’Intérieur ». Ces éléments avaient donné lieu à une enquête sur les pratiques de falsification et de manipulation de preuves au sein de l’administration.
S.H










