Une femme s’est immolée par le feu, mercredi 3 décembre 2025, dans les locaux de la délégation de Souassi dans le gouvernorat de Mahdia.
Selon les premiers témoignages recueillis sur place, et relayés notamment par certains pages locales, la victime s’était rendue au siège de la délégation pour solliciter une aide médicale destinée à financer une opération chirurgicale urgente pour son mari, hospitalisé au CHU Tahar Sfar après une fracture du bassin. Le coût de l’intervention est estimé à près de 7.000 dinars.
La femme aurait été informée de l’absence du délégué qui n’était pas à son bureau. En détresse, elle aurait alors aspergé son corps d’essence avant d’y mettre le feu. Des agents de la Protection civile et du personnel médical sont rapidement intervenus et l’ont transférée au CHU Tahar Sfar de Mahdia.
Selon les premières informations médicales, son état est jugé grave : elle souffre de brûlures du troisième degré au niveau du cou et de la poitrine.
L’affaire a suscité une forte émotion dans la région. Sur plusieurs pages locales, de nombreux internautes dénoncent les conditions sociales dramatiques qui poussent certains citoyens à des actes aussi désespérés.
M.B.Z











6 commentaires
Nahor Guëttam
« L’affaire a suscité une forte émotion dans la région. Sur plusieurs pages locales, de nombreux internautes dénoncent les conditions sociales dramatiques qui poussent certains citoyens à des actes aussi désespérés. »
Une prière sincère pour que cette pauvre femme puisse survivre et guérir, que Dieu assiste son âme.
Mais nous ne devons pas oublier que la Constitution voulue et écrite en acte solipsiste par Kais Saied en 2022, votée par une petite minorité de la population, exalte la pseudo-révolution de Bouazizi, ignoble mensonge manipulateur lancé par l’antenne du Qatar Al-Jazeera, célèbre la date du SUICIDE du 17 décembre 2010 comme une « fête nationale » pour la « résurrection de la Tunisie »… tandis qu’aujourd’hui toute forme de révandication de liberté politique, la liberté d’expression, la liberté de la presse, la liberté d’opinion, la lliberté de se plaindre même, TOUT a été pratiquement rendu vide et nul, peine le harcelement judiciaire et la repression par le régime populiste, maoïste-khomeiniste, constuit par la démagogie d’un despote à Carthage. Et le peuple tunisien précipite dans les affres d’une crise économique, financière et institutionnelle pratiquement sans fin.
N.G.M. – activiste indépendant pour les Droits humains en Afrique
Mhammed Ben Hassine
Peut on savoir le nombre des citoyens qui se sont immolé après révolte de 2011
Une étude s’impose dans l’urgence car je pense que ses actes convergent vers Sonia dehmeni et ses propos
Tunisino
Des gens aisés veulent donner aux pauvres comme ils donnent à l’Etat, sauf que personne n’a osé installer une caisse de pauvres financée par les citoyens, peu importe la motivation, qui crée de l’emploi et soulage l’Etat des aides sociales, c’est simple comme moyen pour créer de l’argent sauf que l’imbécilité est sans limite! Nos dirigeants oublient toujours qu’ils sont payés pour servir les sinistrés tunisiens, et non pas pour les torturer. C’est clair, le savoir réfléchir est totalement absent depuis 2011, Bourguiba et Ben Ali ont du moins un bilan positif face à cette bande de littéraires irresponsables.
Mhammed Ben Hassine
Peut on savoir le nombre des citoyens qui se sont immolé après révolte de 2011
Une étude s’impose dans l’urgence car je pense que ses actes convergent vers Sonia dehmeni et ses propos
Mhammed Ben Hassine
J’ai proposé un jours à un député la création d’un fond populaire pour catastrophe (inondation,feux… pauvreté..) pour dédommagé les sinistrés pourquoi pas les nécessiteux comme se cas
10,20 dinars dinars par an (1000 × rien )par tous les acteurs économiques salariés et patentés…sans suite
Proposé un projet de loi pour la polygamie ah sa oui
HatemC
Quand la détresse devient flamme : symptôme d’un pays à bout
S’immoler n’est jamais une solution. C’est toujours l’échec d’un système, l’effondrement d’un filet social.
Ce drame à Souassi n’est pas un fait divers : c’est un diagnostic clinique de la maladie tunisienne.
On ne laisse pas une femme courir entre les bureaux pour demander une opération urgente.
On ne répond pas : « Le délégué n’est pas là ».
En Tunisie, en 2025, la misère est devenue banale.
L’injustice est devenue normale.
Les institutions sont devenues décoratives.
Et la souffrance n’émeut plus que sur Facebook pendant 24 heures.
Deux vies sacrifiées parce qu’un bureau était vide.