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UGTT : la date de la grève générale sera fixée le 5 décembre

Le secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail, Sami Tahri, a annoncé que l’instance administrative de l’UGTT se réunira le 5 décembre afin de fixer la date de la grève générale, une décision révélatrice de la montée des tensions entre la centrale syndicale et le gouvernement.

Selon Sami Tahri, dans une déclaration relayée par la page officielle de la centrale syndicale le 4 décembre 2025, ce mouvement de grève sera organisé autour de trois revendications majeures : l’imposition d’un véritable dialogue social, la défense du droit de négociation et du droit syndical, ainsi que le refus de l’augmentation prévue dans le projet de loi de finances 2026 pour les secteurs public et privé. Il a qualifié cette hausse de «fantaisiste et inacceptable», soulignant que l’UGTT avait adressé plus de 17 correspondances aux gouvernements successifs depuis celui de Najla Bouden, sans recevoir de réponse ni de réaction, ce qu’il considère comme un signe clair d’une volonté de la part de l’exécutif d’aller vers l’escalade et de rejeter toute forme de dialogue.

Sami Tahri a également critiqué « le refus du dialogue par les autorités ainsi que leur volonté d’annihiler tous les corps civils, sociaux et syndicaux », estimant que cette attitude reflète une crise profonde entre le gouvernement, la société civile et les acteurs syndicaux.

Il a par ailleurs précisé que la marche prévue le 4 décembre suivra un parcours traditionnel : un rassemblement à la place Mohamed Ali, puis un passage par plusieurs quartiers jusqu’au mausolée du martyr, où le secrétaire général Noureddine Taboubi prononcera son discours, avant une cérémonie de recueillement et la lecture de la Fatiha. Ce rituel commémore chaque année le transfert des dépouilles du martyr de Kerkennah à la capitale.

Dans un contexte où la tension s’accroît et où le refus du dialogue semble dominer la gouvernance de Kaïs Saïed, la Tunisie s’enfonce davantage dans une spirale de crise politique et sociale. Une impasse qui, selon l’UGTT, ne peut être résolue ni par des décisions unilatérales ni par un discours d’exclusion, mais uniquement par un dialogue réel, respectueux des revendications populaires et des droits des travailleurs.

S.F

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