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Gaza inondée : la tempête Byron aggrave la catastrophe sanitaire

Crédit photo WAFA

Par Raouf Ben Hédi

Les pluies torrentielles qui frappent la bande de Gaza depuis plus de vingt-quatre heures ont provoqué inondations et effondrements d’habitations, faisant au moins dix morts, selon des agences humanitaires de l’ONU.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) alerte sur les conditions de vie « dangereuses » des familles, privées de refuges sûrs face aux intempéries. L’hiver froid et pluvieux rend les populations encore plus vulnérables aux maladies dans un contexte où les systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement sont gravement compromis.

« La tempête Byron a frappé Gaza avec violence, aggravant les souffrances des familles déjà déplacées », a déclaré le Dr Rik Peeperkorn, Représentant de l’OMS dans les territoires palestiniens occupés, lors d’un point de presse à Genève.

Des milliers de familles exposées aux risques

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), des milliers de familles se sont retrouvées dans des zones côtières basses ou jonchées de débris, sans drainage ni barrières de protection. Le long du littoral de Khan Younis, plus de 4.000 personnes vivent dans des zones à haut risque, dont environ 1.000 ont été évacuées en priorité avec le soutien de l’ONU.

Les fortes pluies ont inondé les tentes, détrempé les effets personnels des habitants et accru les risques sanitaires, notamment l’hypothermie chez les nourrissons et les maladies liées au débordement des égouts. Les conditions hivernales devraient entraîner une recrudescence des infections respiratoires aiguës, hépatites et maladies diarrhéiques, en particulier chez les enfants, les personnes âgées et les malades chroniques.

Une pénurie médicale dramatique

L’OMS dénonce une « grave pénurie de médicaments et de fournitures médicales essentiels » pour la prise en charge des maladies chroniques, la chirurgie, la chimiothérapie, les soins maternels et pédiatriques ou encore la santé mentale. Les diagnostics restent limités par le manque de réactifs de laboratoire, dont l’entrée à Gaza est souvent refusée.

Malgré une amélioration des taux d’approbation des fournitures, le processus d’acheminement des médicaments et équipements médicaux demeure « inutilement lent et complexe », rappelle l’OMS.

Hôpitaux saturés et évacuations médicales bloquées

Sur les 36 hôpitaux de Gaza, 18 ne fonctionnent que partiellement, tandis que plus de 40 % des centres de soins primaires (84 sur 195) sont partiellement opérationnels. Aucun hôpital ne fonctionne dans le nord de l’enclave, et au sud, la majorité des établissements affichent une capacité d’accueil supérieure à 100 %.

Entre juillet 2024 et fin novembre 2025, 1.092 patients sont décédés en attendant une évacuation médicale. Plus de 18.500 patients, dont plus de 4.000 enfants, attendent encore d’être transférés vers des structures capables de les prendre en charge. L’OMS appelle la communauté internationale à accueillir davantage de patients et à rétablir les évacuations vers la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est.

R.B.H

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